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  • Publié le : 18 mai 2010
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L'Assemblée Constituante et la prise de la Bastille (17 juin 1789 - 14 juillet 1789) [modifier]
L'Assemblée fraîchement élue s'occupe immédiatement des finances - trouver les crédits nécessaire au comblement de la dette nationale - et du peuple. La dette publique est consolidée, et les impôts existants sont déclarés illégaux, mais provisoirement reconduits pour la durée de l'exercice del'assemblée. Cela restaure la confiance des financiers et leur donne un fort intérêt pour son maintien en place. Pour le tiers état, des comités sont créés pour résoudre les problèmes de manque de nourriture.

Le précédent plan de Necker — de conciliation, un arrangement complexe dont la principale idée était d'accepter quelques points en faveur du Tiers tout en restant ferme sur les autres — a étédévié par des événements.

Plus intéressé par les conseils de Necker, Louis XVI, sous l'influence des courtisans de son conseil privé, résout d'aller à l'Assemblée, pour annuler ses décrets, commander la séparation des ordres, et dicter les réformes à effectuer par les États généraux reconstitués.

Cependant Louis XVI reste à Marly et fait fermer la salle, pour empêcher l'Assemblée de se réunirquelques jours, le temps d'être lui-même prêt. L'Assemblée déplace ses délibérations dans la salle du jeu de paume, où les députés prêtent le Serment du Jeu de Paume le (20 juin 1789), de ne pas se séparer tant qu'ils n'auront pas donné à la France une constitution.

Deux jours plus tard, privée de l'entrée dans la salle du jeu de paume, l'Assemblée Nationale se réunit dans l'église de Saint-Louis,où elle est rejointe par la majorité des représentants du clergé : les efforts pour restaurer le vieil ordre ont servi seulement à accélérer les événements. Quand, le 23 juin 1789, en accord avec ses plans, le roi s'adresse finalement aux représentants des trois ordres, il est reçu dans un silence plombé.

Il conclut en ordonnant à tous de se disperser, et est obéi par les nobles et le clergé ;les députés du tiers état restent assis dans un silence qui est finalement brisé par Mirabeau :

« Une force militaire entoure l'Assemblée ! Où sont les ennemis de la nation ? Est-ce Catilina à nos portes ? J'exige qu'en vous investissant avec votre dignité, avec votre puissance législative, vous vous enfermiez dans le respect de votre serment. Il n'est pas permis de vous séparer jusqu'à ce quevous ayez formé une constitution. »

Les députés restent fidèles à leur promesse.

L'histoire rapporte en outre cette réponse qu'aurait faite Mirabeau au marquis de Dreux-Brézé, envoyé du roi :

« Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple et que nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes »[1]

Necker, remarqué pour son absence de la fêteroyale du jour, tombe en disgrâce, mais revient dans les bonnes grâces de l'Assemblée Nationale. Les membres du clergé et quarante sept membres de la noblesse, dont le duc d'Orléans, qui ont rejoint l'Assemblée à la chapelle Saint-Louis, restent auprès du Tiers.

Le roi fait venir des troupes en nombre autour de Paris et de Versailles. De nombreux messages de soutien arrivent à l'Assemblée deParis. Le 9 juillet 1789 l'Assemblée, se reconstituant en tant qu'Assemblée constituante nationale, s'adresse au roi en termes respectueux mais fermes, demandant le déplacement des troupes (dont les régiments étrangers, dont l'obéissance au roi est de loin plus grande que celle des troupes françaises), mais Louis XVI déclare que lui seul peut juger le besoin de troupes, et assure à l'Assemblée que lestroupes sont strictement une mesure conservatoire. Louis XVI offre de déplacer l'Assemblée à Noyon ou à Soissons : c'est-à-dire, pour la placer entre deux armées et la priver de l'appui du peuple parisien, unanime dans son soutien à l'Assemblée et proche de l'insurrection.

La pression modifie les discussions de l'Assemblée ; la conversation politique déborde de l'Assemblée dans les places...
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