Histoire brigands

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  • Publié le : 11 décembre 2011
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Peu de temps après son arrivée au refuge des brigands, Elizabeth se réveilla. Elle était étendue dans un petit lit froid. Après un instant de réflexion, elle se rappela tout ce qui s’était passé quelques heures avant son arrivée au refuge. Dans la pièce où elle avait été laissée, un homme était assis sur une chaise et somnolait. Elle ne l’avait encore jamais vu. Cette pièce était d’une couleurblanche, mais sale. Cela ne lui inspirait aucune confiance. L’homme se leva de sa chaise et marcha en direction d’un long couloir, où il y avait deux portes : une à gauche, et une à droite. Elizabeth se leva doucement pour mieux explorer les lieux et tenter de s’échapper. Elle se trouvait dans une grande pièce, où il y avait un lit, une table et un fauteuil. L’homme revint de la pièce inconnue.Elizabeth se recoucha, mais l’homme vit qu’elle ne dormait plus. Il s’approcha d’elle et la dévora des yeux avec un sourire en coin. Il la contempla longuement. Elle resta figée par la peur qui l’habitait à l’égard de cet homme de mauvaise allure qui la dégoûtait au plus haut point. Il finit par détourner le regard, car quelqu’un entrait dans la maisonnette; c’était le chef John « Captaine » Palissy.« Paul, comment va la fille? Elle s’est réveillée? » demanda-t-il.
Il ne laissa pas son subordonné répondre et il constata lui-même qu’Elizabeth ne dormait plus.
« Donne-lui à manger, et ensuite, amène-la avec les autres », reprit-il.
Une fois le chef reparti, Paul dit à Elizabeth d’aller s’asseoir à la table. Il lui versa de la soupe chaude dans un récipient et lui déchira un bout de painavec ses mains. Elle obéit à ce qu’il lui dit sans parler. Elle dévorait son premier repas depuis son départ de la seigneurie. Cela faisait presque une demi-journée qu’elle n’avait pas mangé, qu’elle ne s’était pas douchée et qu’elle n’avait pas fait sa toilette. Plongée dans ses multiples pensées, elle fût dérangée par Paul qui l’a pris violemment par le bras pour la conduire à son nouveau lieu detravail et pour lui présenter ses nouvelles collègues. Ils sortirent de la maisonnette et marchèrent dans la rue. Ils avaient l’air d’un jeune couple. Il la tenait par la main, malgré la réticence de la jeune femme. Ils marchèrent pendant quelques minutes avant d’arriver devant une grande bâtisse à l’allure douteuse et dégoûtante. Ils y entrèrent. L’intérieur de la bâtisse était aussi répugnant etrepoussant que l’extérieur. La plupart des gens qui s’y trouvaient l’étaient aussi. En se dirigeant d’un pas pressé vers la cave, elle regarda les gens qui étaient assis à une grande table, en espérant qu’ils aient pitié d’elle. Ils descendirent les vieilles marches qui craquaient sous leurs pieds. Ils arrivèrent dans une très grande pièce où il n’y avait aucune division, avec plusieurs lits, touspresque collés les uns sur les autres, et une grande glace appuyée sur un des murs. C’était une pièce à l’image de la bâtisse où elle était entrée, c'est-à-dire peu chaleureuse. La pièce était très sombre et semblait très sale. Elle se doutait bien qu’elle dormirait dans un de ces lits crasseux. Avant de remonter les escaliers, Paul dit à Elizabeth de se faire la plus désirable possible et de sedépêcher. Elle fit de son mieux ce qu’il lui dit de faire. Bernard, un autre homme qui faisait partie de ce groupe de brigands, vint la chercher pour l’apporter dans la rue, en face d’une misérable brasserie, où la plupart des gens étaient ivres et louches. Elle remarqua qu'il y avait des femmes aux allures de filles de joie qui traînaient dans cette rue, essayant de faire du charme à tous leshommes qui les regardaient. Elle vit l’une d’entre elles se faire aborder par un homme. La femme suivit cet homme dans la direction qu’il semblait avoir décidée. Elizabeth comprit rapidement en quoi consistait son nouveau travail. Sous un coup de panique, elle essaya de se débattre, de courir, de crier, mais Bernard la rattrapa et la mit par terre, en lui criant des bêtises. Personne dans la rue ne...
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