Histoire de la psychiatrie

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  • Publié le : 3 mai 2010
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L’âge classique

Depuis le XVIème siècle, les indigents se sont multipliés : les misères du temps, le chômage, l’urbanisation créent une population errante sans cesse grandissante. Il s’agit d’un phénomène qui s’étend à toute l’Europe : les idées de l’époque ne s’orientent pas vers la charité mais vers l’enfermement des pauvres. Se développent alors les hôpitaux généraux et maisons de force.lapitié salpêtrière
L’hôpital général de 1656 est le rassemblement des établissements de Paris 4000 à 5000 personnes seront placées à la pitié, a Bicêtre, à la salpêtrière.
Les maisons de force : ces locaux de correction, le plus souvent communautés religieuses, accueillent, moyennant une pension, les « correctionnaires ». Les insensés sont plus nombreux en proportion que dans les hôpitauxgénéraux (20%) ; certaines maisons se spécialisent, comme Charentonne ou le Bon Sauveur à Caen.
L’échec de l’enfermement : les « hôpitaux généraux » sont bientôt remplis d’invalides, et non de ces mendiants valides que l’on voulait enfermer et faire travailler. Ils ne contiendront jamais qu’une petite proportion d’insensés : 5 à 10%.
Mode d’hospitalisation
Les lettres de cachet : acte souverain, lalettre de cachet émane du roi ; elle ordonne l’internement. Ce type de placement administratif n’est pas plus arbitraire que le placement en maison de Force qui n’et soumis à aucune formalité. La lettre de cachet doit suivre une procédure : la famille rédige un placet, l’intendance enquête… la lettre de cachet est aussi le rejet d’une société ou la famille est maitresse de la liberté de sesmembres, les surveille et les interne si besoin est.
La révolution française abolit les lettres de cachet, mais maintient les fous enfermés. 90% des lettres de cachet étaient demandées par les familles en vue de l’emprisonnement des marginaux et déviants, donc des fous ?
L’échec relatif des hôpitaux généraux et l’insuffisance dans maisons de force amènent la création au XVIIIème siècle des dépôts demendicité. L’enfermement va prendre cette fois un caractère massif.

Les XVIIème et XVIIIème siècle

Les soins et les traitements : le magique et le religieux assurent aux XVIIème et XVIIIème siècles leur permanence, dont le maintien des pèlerinages à but thérapeutique et miraculeux est le témoignage le plus évident.
Calmants, évacuants, diète, saignées (souvent exagérées), toniques,lavements, bains, sont les médications les plus courantes.
A l’opposé, quelques médecins entament une démarche scientifique.
Thomas SYDENHAM (1624-1689) britannique marque son désaccord avec la théorie « utérine » de l’hystérie. Il utilise par ailleurs l’opium comme calmant.
William CULLEN (1710-1790) britannique crée en 1769 le terme « névroses » désignant un ensemble d’affections du sentiment et dumouvement, sans fièvre ni lésions décelables.

Le XIXème siècle

Apparition d’un nouveau type de médecin l’aliéniste qui consacre tout son temps à fonder diriger ou reformer des asiles d’aliénés. Souvent l’aliéniste habite dans un des bâtiments de son asile observe et connait tout ses malades Individuellement s’adonne à des recherches d’anatomie cérébrales ou il croit que réside le secretdes malades mentales. Un traitement humais des aliénés fut introduit par plusieurs pionnier : Pinel a paris.
PINEL faisant ôter les chaines des aliénés à Bicêtre.il apporter un regard nouveau sur la folie : Le fou n’est plus un insensé, la communication reste possible avec lui, car sa raison n’est jamais totalement perdue. Il écrit 2 traités de psychiatrie le premier développe la notion de« traitement moral » : parler avec douceur, compatir avec le patient et lui redonner espoir (éléments fondamentaux de toute psychothérapie) mais aussi « entrer dans la raison du fou ». échec de ce traitement en quelques décennies. 
Dans la deuxième édition, développe son expérience institutionnelle, montre l’importance des relations avec l’entourage familial, le milieu, les autres malades dans...
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