Histoire de l'art: cure d'air trianon

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  • Publié le : 3 avril 2011
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La cure d’air Trianon
* Historique

La commande : M.Louis Royer, propriétaire du Grand Café du Point Central à Nancy, décide en 1902 de créer une annexe estivale sur la côte de Malzéville, qui offre à la clientèle, principalement bourgeoise, des lieux de promenade, de loisirs et de restauration, d’une surface de 6656m². Ce bâtiment devient très vite populaire, le vif succès qu’il connaits’inscrit dans un contexte historique et économique précis.
Le contexte historique et économique : Au sortir de la guerre de 1870, la ville de Nancy (ancienne capitale des dus de Lorraine) rêve à un avenir qui pourrait lui redonner son aura d’antan et la distinguer de ses rivales. De plus, la ville incarne une espérance pour ceux qui refusent la domination allemande dans les territoires annexés(Alsace-Lorraine). En effet, Nancy n’est pas annexée, elle voit donc sa population d’alors augmenter rapidement et elle connait un développement industriel et commercial. Les entrepreneurs ont la volonté d’entreprendre au nom du progrès et de la revanche. Parmi eux, figurent des bourgeois possédant des capitaux et compétences, des cadres, des ingénieurs, des industriels prêts à montrer indépendance etréussite par des signes neufs et forts.
Nancy est alors une ville frontière à sensibilité patriotique forte, reprise par les artistes locaux : le chardon ou la croix de Lorraine illustrent la résistance. En 1901, Nancy s’impose comme la capitale de l’Est, son industrie est essentiellement orientée vers la production de biens d’équipement et de consommation et constitue donc un atout essentielpour mettre en pratique les relations entre l’art et l’industrie. En ce début de XX° siècle, Nancy est aussi une ville ouverte et moderne où il fait bon vivre. La population a soif de loisirs : le dernier lieu à la mode alors et l’Excelsior, même si les cafés de la place Stanislas sont les plus raffinés (comme la Rotonde et ses jardins, le Grand café du Commerce…).
En 1900, sous l’impulsion del’abbé Girard, un complexe, appelé Cure d’Air Saint-Antoine, voit le jour sur les hauteurs de la ville pour profiter d’un air plus pur. Bâti sur les plans de l’architecte Emile Jacquemin, ce complexe comporte des aires de jeux, un restaurant, des buvettes, une promenade et un panorama sur la ville. Les Nancéiens y accèdent par un funiculaire crée spécialement. Sur le même principe, et à la modeégalement : la Cure d’Air Trianon à Malzéville, que nous allons voir en détail.
La construction : La construction de l’établissement est confiée à l’architecte nancéien Georges Biet (1869-1955), fils d’architecte qui a reçu une formation d’ingénieur ce qui lui permet d’innover au niveau de la construction en s’inspirant de procédés industriels. Il collabore également à plusieurs reprises avec Eugène Vallin.Georges Biet est surtout connu aujourd’hui pour ses maisons particulières (rue Pasteur, rue des Tiercelins…), mais il est également l’architecte des hospices de la ville de Nancy. Bien qu’architecte majeur du courant art nouveau, il s’intéresse assez peu à l’action associative de l’Ecole de Nancy. Pour réaliser la structure métallique de la Cure d’air Trianon, il fait appel à Frédéric Schertzer(1845-1929), ingénieur civil et entrepreneur de charpente métallique de Nancy.
Les vitraux ont été réalisés par le maitre verrier de la maison Daum, Henri Bergé (1870-1937), élève de l’Ecole des Beaux-Arts de Nancy.
La construction commence en 1902 et ne dure qu’un an. Le restaurant est relié par un service régulier de voitures au Point Central. Un parc d’attractions avec des jeux de plein air etune promenade et ajouté au site.
Histoire de l’œuvre jusqu’à aujourd’hui : Dès 1906, l’établissement connait des difficultés financières, dues à une mauvaise gestion de la part du propriétaire et à la concurrence de la Cure Saint-Antoine, qui elle, est seulement à quinze minutes de la gare et desservie directement par un funiculaire.
En 1907, le Café du Rond Point Central, est revendu...
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