Histoire de l'enseignement

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  • Publié le : 10 juin 2010
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HISTOIRE DE L'ENSEIGNEMENT

L'évolution n'est pas par acoups mais elle est plutôt linéaire.

L'enseignement primaire avant la IIIème République

L'école au début du 19ème siècle

Il y a 2 types d'écoles : primaires où vont une partie des enfants du peuple et secondaire, où vont les enfants de notable.Au début du 19ème siècle la situation de l'école est misérable, les professeursont un très modeste salaire. Les parents paient une importante somme ==> le salaire dépend du nombre d'élèves.
Les maîtres font cours chez eux, ils sont mal chauffés, mal éclairés, il y a assez peu d'élèves.
Le métier d'instituteur attire très peu, et ceux-ci doivent faire 2 métiers à la fois car cela ne paie pas assez bien pour vivre.
De plus, les enseignants sont mal formés : ils savent justelire et écrire. En 1816, paraît un texte qui stipule que le maître doit avoir un brevet de capacités, mais cela ne change rien.

L'école est fondée sur le mode individuel = le maître enseigne individuellement. Le mode simultané commence tout juste à apparaître (il a été inventé par les Jésuites au 17ème siècle).
Jusqu'en 1833, les enfants apprennent à lire sur des livres en latin, puis leurlivre principal devient le catéchisme.
Les travaux d'écriture sont assez limités car il y a peu de moyens: pas de tableau noir, les plumes coûtent cher et sont difficiles à tailler. On apprend à lire, écrire, compter par coeur, par mémorisation.

La loi Guizot : des enseignants mieux payés et mieux formés, des écoles plus nombreuses

Guizot organise une enquête dans les écoles. Où sontlogés les instituteurs ? Y a t'il des alles fournies? Quel est leur salaire? (a peine plus élevé que cleui d'un domestique).L'école est payante, mais 10 enfants sont acceuillis gratuitement. Les enfants y restent en moyenne 2 ans. Le mode est-il toujours individuel ou simultané ?
Il fait donc cette enquête car les demandes de scolarisation sont de plus en plus importantes au début du 19ème siècle,car de nouveaux horizons de métiers se développent, et il faut savoir lire et écrire. En France du Nord, il y a de très fortes demandes d'école et beaucoup de lettrés. En revanche en France du Sud et de l'Ouest, il y a beaucoup d'illétrés.
Il y a beaucoup plus de garçons que de filles, et il y plus d'élèves en ville qu'à la campagne.
1820 : 1 000 000 d'élèves
1832 : 1 900 000 élèves
1882 : 5000 000 élèves

En 1833, la loi Guizot pose les bases de l'enseignement primaire en France:

Chaque commune doit entretenir, ou construire une école

Des moyens financiers sont prévus pour l'application de sa loi. Si une commune est trop pauvre, elle peut s'associer avec une autre, mais cela se fera très peu.
On peut aussi faire une imposition exceptionnelle.
L'Etat peutaider une commune qui n'a pas les moyens, c'est le début où l'Etat paie pour l'école publique.
On constate des améliorations pour les instituteurs : ils doivent être logés par la commune.
Ils sont aussi mieux payés, ils ont un salaire fixe de 200 fc / mois.
Ils sont également mieux formés.

Chaque département doit avoir une école normale de garçons ==> recrutement parconcours et par brevet élémentaire et supérieur.
La scolarité dure 2 ans.

Des bourses sont possibles.

Création de l'inspection primaire et d'académie ==> les enseignants sont mieux surveillés.

Ces écoles sont fréquentées par des jeunes issus du peuple.
A partir de Guizot, la scolarité va beaucoup se développer. La majorité des garçons allaient à l'école, avant Jules Ferry,mais la scolarisation est irrégulière : ils n'y vont pas longtemps et pas régulièrement. Par exemple l'été les classes sont quasi vides, tout comme au printemps, à cause de la récolte des champs.
Souvent, à 9 ans, un enfant est fils de ferme ou ouvrier. La tentation de l'école buissonière est grande à cause de la distance. Mais il y a tout de même beaucoup d'élèves, alors que l'école n'est ni...
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