Histoire des idees politiques

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  • Publié le : 11 octobre 2010
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Histoire des idées politiques.

Introduction :
Il nous faut dater le commencement de l’histoire des idées politique. Nous pouvons commencer par les travaux des auteurs grecs, importants car ils sont à l’origine d’un ensemble de notions fondamentales, ayant l’immense mérite d’être les premiers. Il est tout de même légitime de se demander si cette intention est réellement fondée : Pour quecommence l’histoire des idées politiques, deux choses sont nécessaires :
* Il faut que l’objet de la connaissance existe, cet objet étant l’Etat.
* Il faut qu’il existe l’instrument de toute science, c.à.d. la pensée rationnelle.
→ Est-ce que ces conditions étaient réunies chez les penseurs antérieurs à la cité grecque ?
La première condition est très restrictive. En effet, l’Etat n’a pastoujours existé et l’Histoire prouve qu’il y a eu des sociétés organisées mais qui ne constituaient pas de véritables Etats. Encore de nos jours certaines sociétés ne sont pas réellement étatiques : les peuples premiers (anciennement « bons sauvages ») qui disparaissent progressivement à cause de l’avancée de ce que l’on appelle (a tort) la « civilisation ». Historiquement, on a retrouvé les premiersEtats au Proche-Orient et on date leur naissance aux alentours de la seconde moitié du 4ème millénaire avt JC. C’est donc à partir de cette période et dans cette région que l’on peut espérer trouver une première pensée politique, c.à.d. un ensemble d’idées et de principes qui permettent aux personnes investies d’une autorité sur une communauté de donner un sens à leurs actes.
La secondecondition, ou pensée rationnelle, est absolument nécessaire car pour avoir des idées politiques il nous faut connaitre une démarche scientifique afin que l’on soit en présence d’un ensemble d’idées théoriques fondées sur la raison, justifiées par des arguments objectifs, et dont la portée est universelle. Or les représentation politique retrouvées dans les Etats du Proche-Orient ancien semblent releverd’un mode de raisonnement préscientifique, c.à.d. où la religion et le mythe occupe le premier plan.
I) Les sociétés sans Etat.
Elles sont aussi appelée archaïques, ou primitive. L’ordre social est ici assuré non pas par l’intervention d’une autorité supérieure qui dominerait la collectivité mais par un système de solidarité entre des individus ayant des ancêtres communs. On y retrouve une sorte destratification de la population selon les classes d’âge, les groupes professionnels : On construit ainsi une hiérarchie. Tous les individus observent spontanément un ensemble de coutumes plus ou moins rigide dont le caractère obligatoire est assuré par une croyance religieuse très forte.
Elles présentent toutes des caractéristiques communes : le lien de parenté (beaucoup plus important quel’attachement à un territoire par exemple), les conflits quasi-inexistants (en partie en raison de l’absence de réelle différenciation sociale, pas de possibilité de prise d’ascendant sur un autre individu ou groupe), l’obéissance à une coutume ancestrale (qui tient lieu à la fois de constitution, de lois, de règle de gouvernement). En cas de désobéissance à la coutume, la sanction (essentiellementmorale ou religieuse) est immédiate : L’individu est mis au ban de la société par une sorte de mépris généralisé, ce qui correspond quasiment à un arrêt de mort.
La société repose donc sur un ordre que l’on peut qualifier de mythique. Cet ordre est à la fois cosmique et social : Les dieux ont créé le monde et ont établi un ensemble de coutumes sociales. Il est ainsi impossible de transgresser cesrègles, ou même de les remettre en cause puisque cela reviendrait à remettre en cause l’ordre du monde, de la nature.
Il est alors impossible de porter une réflexion sur la société et il ne peut donc pas y avoir de véritable pensée politique.

II) Les monarchies sacrées du Proche-Orient ancien.
Ces monarchies présentent un mode d’organisation étatique. On se situe là dans ce que l’on...
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