Histoire la france

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  • Publié le : 25 décembre 2011
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Compte rendu

C’est en cette fin de matinée du jeudi 13 octobre que nous avons eu le privilège et l’honneur de rencontrer monsieur Idelovici, survivant de la Shoah. C’est avec une grande aisance qu’il nous raconta son histoire, de la déportation jusqu’à sa libération.
Des le début il donna le ton et commença par écrire des mots au tableau qui résument toute son histoire: La peur/L’humiliation/la souffrance. Ces trois mots résonnent dans notre tête. Nous étions tous silencieux, à écouter chacune de ses paroles pour n’en n’oublier aucunes. Ce sont les sentiments qu’il à ressenti tout au long des 3 longues années où il fut déporté. C’est en 1942, le 24 septembre exactement, que le cauchemar commença pour lui, son père, sa mère, ses deux sœurs, son oncle et sa tante. « Au début, on nese rend pas compte » , nous dit-il. C’est en marchant vers le commissariat accompagnée de sa famille, qu’ils commencent à comprendre ce qui leur arrive. Personne n’ose prononcer un mot, c’est à ce moment là qu’il y a une véritable « chute de l’esprit ». Mais après tout que faire? Ils sont impuissants, et n’imaginent pas une seul seconde les atrocités, qu’ils découvriront ou subiront. Toute lafamille est transportée dans de vulgaires « wagons à bestiaux » en bois , où plus d’une quarantaine de personnes sont entassés. Il y a des hommes , des femmes, ou encore des enfants de tout âge. Après avoir passé trois jours et deux nuits à voyager dans des conditions plus que rudimentaires, les wagons s’arrêtent en haute Silésie. C’est à ce moment qu’ils vécurent le premier choc émotionnelle. Toutles hommes, à partir de 50 ans doivent quitter le wagon, c’est-à-dire tout les hommes capables de travailler. Monsieur Idelovici ayant tout juste 15 ans n’est donc pas en position de pouvoir travailler. C’est un des allemands, le pointant du doigt, pensant qu’il était majeur, lui dit de sortir du wagon. Il ne pouvais imaginer que cette Allemand lui avait donner , le seul espoir, aussi minime qu’ilsoit de survivre. C’est ainsi qu’il commença à voyager de camps en camps dans des conditions extrêmes.
Il alla a Buchenwald, Gross Rosen ou encore Dachau alors que sa mère, ses deux jeunes sœurs de huit et dix ans et sa tante enceinte de trois mois, seront gazées le soir même au camp de Auschwitz. Herman Idelovici sera le seul survivant de sa famille et endurera trois ans de travaux forcés pourn'être libéré par la police américaine le 30 avril 1945 à onze heures du matin.

Pour mieux comprendre son histoire, nous avons posés des questions auxquels Mr Idelovici nous réponda humblement et longuement avec parfois la gorge nouée lorsqu'il évoquait la générosité de certaines personnes.

La première question posée concernait les travaux qu'il avait à effectuer dans les camps. Avant derépondre à la question il déclara; « Un seul mot était à notre charge, obéissance », alors, il commença à nous raconter…
Les principaux types de travaux étaient la construction des lignes de chemins de fer et le terrassement. Il fallait commencer par décharger les wagons de rails sachant qu'une seule rail mesurait onze mètres de long et pesait environ cent quinze kilos ce qui nécessitait plus devingt hommes. Nous étions loin d’imaginer à quel point les conditions étaient aussi rudes.

Entre temps Mr Idelovici évoqua la barrière de la langue, même si les allemands ne s’adressaient à eux uniquement qu'avec des mots simples. Comment comprendre une langue que l’on a jamais pratiquer ou encore jamais entendu? C’est avec l’aide de son père et de son camarade de « chambre », qu’il apprit vingtmots chaque soir « vingt mots indispensables à sa survie ». Sachons aussi que les déportés n'étaient jamais appelés par leurs prénoms ou même leurs noms de famille, tous étaient appeler par leurs numéro de matricule, le n°177 554 pour Erman Idelovici. Ils étaient traité comme du bétail.

Chaque question posée lui rappel un souvenir.

La question suivante lui est poser, « Quel regard...
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