Histoire : schneider patron du xixeme siecle

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  • Publié le : 8 août 2011
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1) Pour Henri Schneider, il est important qu’il se crée une collaboration cordiale et confiante entre le patron et ses ouvriers. Ils doivent ensemble travailler au bien commun, c’est à dire à la prospérité de l’entreprise. Les Schneider ont une vision paternaliste et bienveillante de leurs ouvriers qui sont un peu leurs enfants. Bien que ces grands patrons du XIXe siècle recherchent le profitmaximum, ils essayent aussi de concilier leur âpreté naturelle au gain avec les conventions de la morale traditionnelle inspirées par la religion catholique (charité chrétienne). Comme d’autres patrons de l’époque les Schneider logent leurs ouvriers et leur offrent des infrastructures collectives (écoles, maternités, bains publiques). Les Schneider, à l’instar des seigneurs féodaux, sontomniprésents sinon omnipotents dans la vie de « leur gens ».

2) selon M Schneider les patrons ont le devoir de s’occuper du bien être de leurs employés, dans la mesure du possible et du raisonnable. Mais le système, l’économie, a ses contraintes, déjà la concurrence avec les autres entreprises est une limite à la générosité.
Schneider, un patron paternaliste (ce qui est presque un pléonasme carpère, pater, et patron ont la même origine), il se présente et se représente même comme un saint patron (cf le vitrail de l’église St Henri du Creusot qui prête les traits d’Henri Schneider à Saint Eloi, patron des forgerons, ce qui est la moindre des choses pour le patron d’une usine de sidérurgie). Ce détail peut nous sembler anecdotique, mais il nous montre l’importance du patron à cetteépoque, plus qu’un simple employeur, il est aussi le propriétaire des logements des ses ouvriers comme de la plupart des institutions sociales de la ville.

3) Bien que prétendant vouloir « corriger les inégalités sociales » dont souffrent ses employés, Henri Schneider reste typiquement un patron libéral. Il rejette par principe toute intervention de l’état au niveau de la réglementation dutravail. Pour Henri Schneider, le patron et ses ouvriers doivent se mettre d’accord sur les conditions du travail (les horaires et les salaires). S’il ne se dit pas hostile par principe à une réduction du temps de travail, qu’il pourrait d’abord appliquer à lui-même (qui travaille plus de dix heures par jour, donc plus que ses ouvriers),il affirme que cette mesure aurait pour conséquences fâcheuses deréduire les salaires ou d’augmenter les prix ( il n’envisage nullement la diminution de ses profits). D’autre part, il pense que l’ouvrier doit être libre de travailler plus (plus de dix heures par jour) s’il le souhaite. (remarquons que ce discours datant de 1897 est toujours d’actualité)

4) Pour JB Dumay le fameux système Schneider est une nouvelle féodalité. En France, après septrévolutions, les industriels « nouveaux seigneurs du capitalisme » reconstituent de véritables fiefs dont ils sont les monarques, imposant aux travailleurs une servitude digne de l’Ancien Régime avec l’aide d’une « cour de valets et de courtisans ». Dumay stigmatise aussi «l’inertie,  l’indifférence et la lâcheté »  de cette « classe exploitée ».
Et même si les patrons dans un élan de charité « apportentquelques améliorations de détail » à la condition de des masses laborieuses qu’ils exploitent, même si les pouvoirs politiques prétendent défendre la classe ouvrière, le principe même de « la propriété individuelle » donnera toujours aux patrons des grandes compagnies « le droit de vie ou de mort sur leurs salariés ».
JB Dumay, dans la ligne de l’idéologie marxiste, prône donc l’abolition de lapropriété individuelle des moyens de productions, seule façon selon lui de libérer le prolétariat de la servitude que lui impose le capitalisme.

REPONSE ORGANISEE
La pensée sociale de Schneider s’articule autour de deux thèmes : le libéralisme économique et le paternalisme.

Le principe fondamental du libéralisme économique, doctrine définie au XVIII ème siècle par Adams Smith est le...
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