Histoire sociale de la france au xixème

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 13 (3065 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 26 avril 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Charle Christophe, Histoire sociale de la France au XIXème siècle.

Chapitre 2 : Notables, capacités, paysans et prolétaires.

Ce sont les notables qui dominent la moitié du XIXème siècle. En effet ils détiennent apparemment tous « les leviers de commande » : politique, économique, administratif… Mais finalement ils n’ont pas réussi à fusionner, à la ≠ de leurs homologues anglais(Révolution + Terreur).
But de ce chapitre : comprendre pourquoi la dynamique sociale des années 1830 à 1851 s’est conclue sur des affrontements violents entre les divers protagonistes de la scène sociale ? (émeutes ouvrières de la monarchie de Juillet, journées de Juin…)

1. Notables dominants : la logique d’un système de domination.

• L’Etat central, enjeu des rivalités entrenotable.

Si les notables dominent, c’est parce qu’ils détiennent les principaux moyens de production → ex : la terre + à partir de 1830 les usines. Bourgeois eux aussi obtiennent des attributs sur la propriété de la terre. ≠ entre les bourgeois et les notables : leur mainmise sur l’Etat + usage de sa puissance régalienne.

→ Inégale proximité du pouvoir d’Etat, qui introduit unediscrimination à l’intérieur même de la classe dirigeante. Appropriation de l’Etat central devient l’enjeu de luttes sans compromis puisqu’il fait un usage partisan du pouvoir d’Etat.

• Une classe éclairée ?

Guizot croit pouvoir résoudre les tensions sociales par la diffusion de l’instruction et notamment celle de la religion chrétienne → loi sur l’enseignement primaire de 1833. Ilveut doter les classes moyennes d’un organe de réflexion (soit la bourgeoisie dans le vocabulaire du temps) avec l’Académie des sciences morales et politiques → mettant au premier plan le paupérisme.

→ Report de la responsabilité des problèmes sociaux non sur la société ou l’Etat sinon sur les individus. Ex : les premiers accusés sont les pauvres.

→ Conception sociale desnotables : position de supérieur implique des devoirs à l’égard des inférieurs. Ex : phrase de Guizot : « Les classes supérieures sont liées de près aux classes inférieures ; elles les représentent, les protègent, ne les oppriment pas. »

→ Les notables transportent donc un nouveau mode industriel où le riche vient en aide aux pauvres. C’est rarement appliqué dans des micros entreprises fragiles.2. Les notables divisés et contestés.

• La contestation par les « capacités ».

La révolution de 1848 → déclenchée par des personnes appartenant au monde des notables. Raisons : dérive du système censitaire, éloignement des tendances de l’éco, au profit d’une oligarchie de plus en plus étroite (forme de gouvernement par une classe dominante).

Crise de 1846-1847 →creuse les écarts dans la bourgeoisie. Pour la petite bourgeoisie ou les petits fonctionnaires qu’on appelle les « capacités » Guizot leur dit : « Enrichissez vous par le travail et par l’épargne ! »

Agitation étudiante, pour apporter soutien au « Mouvement » mais aussi pour critiquer les nouveaux privilèges mis en place au profit des groupes restreints.

• La contestation desouvriers des métiers.

Pour que cette contestation aboutisse à un ébranlement durable du pouvoir des notables il a fallu une mobilisation de la part des ouvriers → renaissance d’un mouvement populaire autonome + affirmation de « classe », bien qu’elle ne représente qu’une petite part des ouvriers de l’époque. Ex : en 1840 en France : 72 manifestations, soit quatre fois plus que les annéesprécédentes ! → Coordination des mouvements ouvriers dans les villes.

3. Prolétaires menaçants.

• Le processus de contagion.

Les révoltes des canuts lyonnais illustrent parfaitement le phénomène de « contagion », c'est-à-dire comment une affaire au début limitée (car les canuts se heurtent à un rapport marchand : les tarifs), symbolise finalement la fracture de la société...
tracking img