Histoire

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  • Publié le : 21 avril 2011
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Les Guerres Médiques

Intro : conflits qui opposèrent les Grecs aux Perses

Les prémices : la révolte de l'Ionie (500-494)

L'arrivée en 546 des conquérants perses avait eu des répercussions non négligeables sur les Grecs installés depuis plusieurs siècles sur le littoral asiatique. Le nouveau pouvoir, représenté en Asie Mineure, comme dans toutes les régions contrôlées, par un gouverneurinstallé à Sardes, le satrape était très centralisé. Il menait à son sommet en la personne du souverain achémenide dont la seule présence assurait l'unité d'un empire aux limites s'étendant de la mer Egée à l'ouest jusqu'à l'Indus à l'est. Les Perses furent toujours respectueux des civilisations et coutumes, fussent-elles religieuses, des populations conquises et les cités grecques, qui avaientvécu jusqu'en 546 sous la domination des rois de Lydie, ne furent pas soumises à un joug de fer. Il y avait d'ailleurs fort peu de Perses et le pouvoir royal préférait s'assurer la fidélité des élites locales en leur reconnaissant le droit de diriger les cités au travers de tyrannies, à charge pour elles de collecter le tribut dû au Roi, tribut récognitif de la tutelle achéménide.
En 500-499, uneinsurrection générale embrasa les cités grecques d'Asie Mineure, en une mouvement connu sous l'appelation de « Révolte de l'Ionie », dont il faut bien chercher à comprendre les causes.
Les Perses ne s'étaient pas contentés du territoire asiatique. Dans le dernier quart du VI è siècle, le tyran Polycrate de Samos avait été renversé et la plupart des grandes îles grecques de l'est égéen, de Lesbos àRhodes, étaient tour à tour passées sous le contrôle des troupes du Roi. Aux alentours de 500, des aristocrates chassés de l'île de Naxos, vinrent demander l'aide du tyran de Milet, Aristagoras, lequel, avec l'autorisation du satrape de Sardes, Artaphernès, accepta l'offre en ayant soin d'emmener avec lui contre Naxos une forte flotte perse. Mais la tentative échoua piteusement et Aristagoras futsommé de rembourser les frais engagé. Pris à la gorge, il se résolut à entrer dans la dissidence. Pour cela, il déposa sa tyrannie à Milet, institua le régime de l'isonomie et convainquit les autres cités grecques d'en faire autant. Il y avait alors en Asie Mineure une vraie quète vers plus d'autonomie interne, les tyrannies paraissant alors surannées.
Conscient de la différence de puissanceentre les insurgés et les forces mobilisables par le Roi, Aristagoras vint chercher en Europe l'appui des autres Grecs. Il échoua à convaincre les Spartiates, peu enclins, les événements futurs le confirmeront, à des expéditions lointaines, et n'obtint de l'aide que d'Eretrie, pour cinq vaisseaux, et Athènes, pour vingt (bcp à l'époque). Pour expliquer ce soutien affiché d'Athènes, il faut savoir qu'àSardes, l'ancien tyran Hippias avait trouvé en Artaphernès une oreille attentive. On conviendra néanmoins que la démarche d'Aristagoras se soldait par un échec manifeste, preuve que le « panhellénisme » n'était guère encore dans les esprits.

En 498, les contingents européens retrouvèrent les insurgés à Ephèse. Ils marchèrent avec eux sur Sardes, la capitale satrapique, y mirent le feu, puis sereplièrent précipitamment devant une contre-offensive perse. L'action militaire athénienne se limita à ce fait d'armes peu glorieux et les trières repartirent vers l'Attique, laissant les Ioniens seuls face à leurs ennemis. La lenteur des préparatifs perses et l'extension de la révolte aux régions septentrionales et méridionales de l'Asie Mineure littorale, firent que les Ioniens eurent quelquerépit. Mais, dès 497, ils étaient sur la défensive. Aristagoras partit vers la Thrace pour tenter de soulever une autre partie de l'empire, mais il mourut très vite. Darius envoya à Milet le beau-père d'Aristagoras, sans doute l'un des conspirateurs initiaux, pour tenter de trouver des solutions politiques à ce conflit, mais il quitta lui aussi Milet et les Ioniens, laissés à eux-mêmes, furent...
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