Histoire

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  • Publié le : 5 août 2010
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|LE CAMEROUN, UN ILOT DE PAIX DANS |
| UN CONTINENT EN MOUVEMENT |
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|[pic] |
|Comment concilier les différences entre les Camerounais de toutes origines, et bâtir un Etat unanimement considéré comme un îlot de paix |
|dans un continent si « généreux » en conflits de tous genres ? Tel est le défipermanent auquel se trouve confronté le Cameroun, considéré |
|à juste titre comme une Afrique en miniature. Avec ses près de 200 ethnies, la pluralité de ses visages géographiques et culturels, la |
|diversité des opinions politiques écloses à la faveur du vent de libéralisation du début des années 90, ce pays pourrait, a priori, réunir |
|les éléments d’un cocktail explosif au plansociopolitique. |
| Et pourtant, le Cameroun affiche belle allure, et constitue, dans sa sous-région, un véritable havre de stabilité et de paix, un cas |
|rarissime dans le continent africain. Des concepts dont le chef de l’Etat a fait une préoccupation obsédante depuis son accession à la |
|MagistratureSuprême du pays, le 6 novembre 1982. Le discours de prestation de serment prononcé à cette occasion indiquait que « s’agissant|
|en particulier des options (…) dont l’application et les résultats font du Cameroun cet îlot de paix, d’unité, de stabilité, de justice et |
|de progrès dans un monde aux prises avec les affres de l’instabilité, de la violence et de la pénurie, ces options, dis-je, je les|
|rappelle, parce que les circonstances l’exigent, et pour m’en porter garant ». |
|       Rien, entre-temps, n’est venu démentir un engagement aussi solennel et déterminant. Non pas, pourtant, qu’il n’y ait point eu de |
|situations potentiellement ou réellement porteuses de tension ou de crise. Ainsi, dès août 1983, lapremière alerte sérieuse d’une |
|tentative d’atteinte à la stabilité des institutions républicaines est donnée. Tout en indiquant une série de mesures correctives à la |
|situation (création d’un Etat-Major général des Forces armées, éclatement des provinces du Nord et du Centre-Sud, etc…), le président Paul |
|BIYA réitérait sa détermination à « œuvrer sans relâche et avecdétermination, foi et engagement, pour la préservation et la consolidation |
|de la paix et de l’unité nationale et pour l’avènement d’un Cameroun toujours plus fraternel et plus prospère dont nous puissions toujours |
|être fiers ». |
|       Lors des tristes événementsd’avril 1984 (tentative de coup d’Etat), l’on a su se garder de succomber à la tentation de la |
|simplification ayant consisté, par exemple, à incriminer et stigmatiser les ressortissants d’une région quelconque, en l’occurrence les |
|trois provinces septentrionales du pays. Les manipulateurs de l’ombre ont aussi, en vain, essayé d’utiliser le levier des différences ||linguistiques entre anglophones et francophones, ainsi que les spécificités religieuses entre musulmans et chrétiens, pour jeter le doute |
|et semer le trouble au sein d’une population très majoritairement constituée des adeptes de ces deux religions. Mais la grande maturité du |
|peuple camerounais a fait échec à ces basses manœuvres, et l’essentiel de la paix sociale a pu être ainsi préservé....
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