Holiganisme

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  • Publié le : 21 octobre 2011
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Hooliganisme. Violences: quelles solutions ?
Après les derniers événements qui ont secoué le monde du football en France et à l'étranger.

En dix jours, la planète foot a viré du sport au fait divers : Un supporteur du PSG tué et un autre blessé pas balle par un policier à l'issue d'une rencontre de coupe de l'UEFA contre l'Hapoel Tel Aviv ; cinq à six cents hooligans hollandais qui déferlentdans le centre ville de Nancy, avant de dévaster une partie du stade Marcel-Picot. Et puis, ce week-end, de graves incidents lors du match Gènes-Juventus Turin, la rencontre Naples-Frosinone interrompue à deux reprises, un supporteur bergamasque poignardé avant la rencontre Rome-Atalanta en Italie ; un autre supporteur poignardé (après avoir tiré en l'air et été désarmer) avant le derbyFenerbahçe-Galatasaray en Turquie et deux supporteurs de l'Atletico Madrid sous les verrous pour avoir peint des menaces de mort sur la maison du président du Bétis Séville. Violence imbécile et universelle. Il faudrait d'ailleurs être un extraterrestre ou « Hibernatus », pour découvrir que la France n'était pas, elle non plus, à l'abri de ces débordements. Mais longtemps on s'est voilé la face. Maintenant,il s'agit de trouver des solutions, sans rester dans les déclarations d'intention.

Les forces de l'ordre possèdent déjà d'un arsenal important de surveillance et de répression. En principe tous les stades de Ligue 1 sont équipés d'un système de vidéosurveillance et tous les fauteurs de trouble sont ou doivent être repérés et fichés. Lors de matchs internationaux les polices des pays européenséchangent d'ailleurs leurs fichiers et collaborent entre elles, comme ce fut le cas lors du Mondial 2006.

Sur le plan des sanctions la loi Alliot-Marie de 1993 puis la loi Sarkozy de 2005 prévoient des interdictions de stade et la dissolution des clubs de supporteurs les plus agités. Dispositions qui ne sont jamais entrées dans les faits, malgré certains effets d'annonce.

Il est vrai qu'il y aun sacré revers à la médaille, comme le fait remarqué Jean-Charles Basson, maître de conférence à l'université de Toulouse III : « C'est aussi envoyer les gens dans la nature. Lorsqu'ils sont dans des clubs, on sait où ils se situent. Quant à les interdire de stade, cela ne leur empêche pas de commettre des exactions à l'extérieur du stade ou en ville. »

Faut-il, alors s'orienter vers lesclubs et, à l'instar de la DNCG, d'instaurer une « relégation pour indiscipline », comme il existe déjà une relégation pour mauvaise gestion ? Ou faut-il, plus sévèrement, « geler » leur présence en championnat jusqu'à ce que les problèmes soient résolus ?

On le sait, les clubs ne s'inquiètent guère des sanctions financières distribuées largement par la commission de discipline de la Ligueprofessionnelle. Une saison « blanche » serait beaucoup plus sévère mais aussi dangereuse. Elle signifierait, à plus ou moins long terme, la mort du club privé de retransmissions télévisées et de public (par la force des choses), donc de sponsors. Elle générerait également un transfert des supporteurs vers d'autres clubs et ne ferait que déplacer géographiquement le phénomène hooligan. Elle poserait desacrés problèmes de calendrier et d'éthique, si le club parvenait à reprendre, après une saison sans jouer, sa place dans l'élite.

En revanche cela pourrait obliger certains clubs à balayer devant leur porte et d'autres, comme Marseille, à prendre de nouveaux leurs responsabilités après avoir rétrocédé une partie de la vente des billets à leurs clubs de supporteurs, empêchant ainsi la traçabilitédes dits billets et favorisant le marché noir.

Reste la possibilité de faire disputer les matchs tôt dans l'après-midi, ce que beaucoup réclament. Mais Canal +, diffuseur de la Ligue 1 et gros bailleur de fonds des clubs, commande. Qui plus est jouer le samedi soulèverait un tollé chez les commerçants. Quant au dimanche…

Pour lutter contre le hooliganisme, les Anglais ont, pourtant...
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