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  • Publié le : 1 mai 2011
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s espaces mitoyens comme la dalle ou les lieux de passage stratégiques comme les cages d'escalier ou les halls d'entrée. Une fois ces territoires acquis, ils opèrent à un véritable marquage, par exemple au moyen de tags, mais aussi d'un contrôle plus strict, par le biais de prélèvements illicites de biens publics ou privés, qu'ilsappellent eux-mêmes « taxer », ce qui est un terme de droit financier qui renvoie au monopole étatique d'imposer. Par conséquent, il y aurait une influence de l'environnement immédiat sur la production de violence, et notamment de l'architecture urbaine telle que celle des grands ensembles, tours et autres barres des années 1960 sur les jeunes qui y vivent.[réf. nécessaire].
Des pratiques ditesdéviantes telle que la toxicomanie15, pratique qui nécessite la mise en place de trafics dont la protection exige souvent le recours à la violence.
La consommation éventuelle de violence télévisuelle et de certains types jeux vidéo[réf. nécessaire]
L'absence d'influence politique16 et la sous-médiatisation17, qui contraignent au recours à la violence ceux qui veulent se faire entendre. La violenceet la force ne sont alors qu'un répertoire d'action comme un autre mais qui présente l'avantage d'être mobilisable à tout instant.
La discrimination raciale et les rivalités ethniques qui y sont légion[réf. nécessaire][Quoi ?].
À ces explications classiques s'ajoutent des causes plus lourdes citées par Hugues Lagrange, des causes qui sont peut-être plus culturelles :
Une crise de la masculinité,qui est elle-même liée à la mécanisation du travail qui a dévalorisé la force physique18. Elle favorise les violences sexuelles, ou en tout cas la misogynie, sachant que les pays d'origine des jeunes immigrés violents seraient déjà peu traversés par les idéaux féministes[non neutre]. Violence et virilité sont ici associées. Les jeunes femmes, victimes de nombreuses atteintes à leur liberté dechoix[réf. nécessaire], ont obtenu une reconnaissance médiatique avec Ni putes ni soumises.
Dans les pays d'où sont originaires les immigrés violents[non neutre], « la rupture des chaînes de la vengeance n'a pas été sécularisée », contrairement à ce qui s'est passé dans les pays de tradition chrétienne comme la France selon La Violence et le sacré de René Girard. Dans la culture méditerranéenne, parexemple, le conflit interindividuel ne saurait ainsi se régler de façon médiate par le truchement de la justice. Or, cette culture se fonde sur une définition extensive du « respect » mutuel ou encore de l'honneur, et ceux-ci apparaissent donc souillés relativement souvent. La violence immédiate surgit donc très rapidement. De ce point de vue, selon Hugues Lagrange, la violence est une quête dereconnaissance qu'il ne faut pas sous-estimer : « La violence implique une quête de légitimité qui lui est essentielle. On ne fait violence qu'à ce qui a le caractère de l'être organisé, en brisant un verre pas en cassant un rocher. C'est en anéantissant une autre intention – celle qui a fait le verre – que la violence cherche à se faire reconnaître comme anticréation ».
Au final, en France, selonle même auteur, « les valeurs des jeunes qui vivent dans les quartiers de relégation participent d'un syncrétisme qu'on a parfois du mal à saisir : mélange d'individualisme consumériste et de comportements grégaires et clanistes fondés sur la défense du territoire et l'honneur du groupe. Ce syncrétisme tourne le dos à la fois à la culture modeste, patiente, souvent résignée, des immigrants,notamment maghrébins, et aux valeurs anticonsuméristes, voire idéalistes, portées par une fraction de la jeunesse issue des classes moyennes ». En fait, selon d'autres auteurs, ils disposeraient bien d'une culture spécifique qui a émergé récemment, la culture hip-hop19, qui dispose de ses propres codes. Et le paradoxe apparent qui fait que cette culture semble s'acharner à détruire son propre cadre...
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