Hubbub : filth, noise and stench in england

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 9 (2055 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 30 novembre 2009
Lire le document complet
Aperçu du document
Présentation
L’ouvrage sélectionné fût rédigé par Emily Cockayne, sous les presses de l’Université de Yale, sous le titre de Hubbub : Filth, Noise and Stench in England, 1600-1770[1]. Cockayne occupe le poste de chercheure associée à l’Open University de l’East Midlands, en Angleterre. Elle a publié plusieurs ouvrages sur l’histoire du bruit en Angleterre. Elle a d’ailleurs remporté leprix d’histoire des membres de Cambridge en 1997, pour sa dissertation intitulée This Isle is Full of Noise; or, the Melodic Milkmaid and the Twanking Tinker. La maison d’édition, pour laquelle Emily Cockayne a écrit, a publié de nombreux ouvrages académiques sérieux depuis 1908. Les presses universitaires de Yale ont pour objectif la découverte de la vérité. Par la recherche approfondie denombreux sujets portant à des débats intéressants, ces presses tentent de comprendre de façon générale les affaires humaines sous toutes ses formes. Tant dans le milieu universitaire que dans le domaine public, les presses de l’université de Yale essaient de diffuser ce savoir afin de permettre à la population de posséder une culture générale intéressante. Les quelques chapitres traités du livre nouspermettent, sous une forme assez simple, de comprendre la réalité hygiénique des grands centres anglais au cours des années 1660 à 1770.

I. Analyse
a. Les objectifs
Le texte de Cockayne se situe en Angleterre aux XVIIe et XVIIIe siècle. L’auteur nous fait visiter l’ambiance chaotique des grandes métropoles anglaises à travers l’individualisme dans la collectivité, leprincipe de nuisance et l’évolution des mentalités par rapport à la perception et le culte du corps. Cockayne tente de nous imprégner de cette réalité en dégageant les pires vices de cette réalité. Ceci s’inscrit dans une histoire urbaine et sociale de la vie privée. Emily Cockayne tente de démontrer que l’apparition d’une conscience du corps est en lien avec le développement de la notion de séductionet du désir de plaire. L’auteur tente de déterminer comment les gens en sont venus à se sentir inconfortables par rapport aux autres, au sein de ces collectivités urbaines anglaises. Le développement de ces notions se fait en parallèle avec l’évolution des villes. L’auteur suppose donc que le développement de grandes villes industrielles a encouragé l’essor d’un marché tourné vers l’apparenceextérieure et, donc, le développement de la conscience de soi aux XVIIe et XVIIIe siècles. En général, l’ouvrage d’Emily Cockayne tente de faire le point sur la pollution, sous toutes ses formes, des principales villes anglaises de cette époque.

b. Les moyens
L’auteur va principalement baser sa recherche sur des sources primaires consistant en des journaux intimes de personnesqu’elle qualifie comme étant « ordinaires ». Ces personnes sont principalement des journalistes, des auteurs et des poètes. Elle évite la littérature populaire qui pourrait exagérer, selon elle, la situation réelle. Ses sources lui imposent cependant une certaine contrainte. Il semble inévitable que la plupart des sources proviennent d’hommes plus riches que la moyenne puisque ce sont eux qui ont laisséle plus de traces de leur passage. Quelques sources nous parviennent parfois de femmes, mais encore une fois, ce sont des femmes influentes vivant dans une couche sociale supérieure à la moyenne. L’ouvrage est également appuyé d’ouvrages historiques divers pour soutenir la thèse.
Cockayne applique une méthode d’histoire sociale à son texte en se questionnant surtout sur les rapportsinter-individus. Cependant, elle touche également au domaine économique puisque la transformation qui s’opère alors développe de nouvelles industries qui s’emparent de ce nouveau marché, notamment en ce qui concerne les perruques, les parfums, le maquillage et le vêtement. Le sujet touchant un large éventail de domaines connexes, on peut dire que la méthode de travail d’Émily Cockayne est plutôt...
tracking img