Humanisme

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  • Publié le : 7 juin 2011
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Les grands changements que Rousseau, illustre penseur des premiers jours du monde moderne, amena par ses écrits à la conception que l’être humain avait de lui-même, créa un grand vide dans l’esprit des gens, la nature ne pouvant plus être utilisée comme modèle. Ce fut Kant qui apporta une réponse, un autre modèle pour combler cette absence de concept. La morale que Kant suggérait continuait là oùcelle de Rousseau s’arrêtait : L’être humain, définit comme « l’être anti-nature » par Rousseau (p. 142), devait selon Kant s’éloigner de son côté animal, résister à une nature qu’il jugeait égoïste et centrée sur elle-même pour pouvoir s’ouvrir aux autres et ainsi permettre à la collectivité de s’épanouir. Selon Kant, l’être vertueux était celui qui agissait dans l’intérêt de la société, sansespérer y retirer quelconque bénéfice.

Cette morale méritocratique, où la vertu résidait dans le travaille sur soi-même et sur sa nature contrasta particulièrement avec la morale aristocratique de l’antiquité, celle-ci croyant que le monde était hiérarchisé par les talents naturels de chacun, vertus de cette époque. L’homme n’est plus vertueux par ses talents, mais par le don de soi qu’il faitau monde qui l’entoure. La morale aristocratique voyait la vertu comme les dons que la nature donnait, une vue perçante, par exemple, et le bon fonctionnement dans le rôle que ceux-ci lui indiquait (si je suis naturellement intelligent, il est forcément normal que je sois destiné à gouverner celui qui l’est moins, celui-ci étant par la logique des choses destiné à travailler pour moi), la natureservant de modèle pour trouver sa place dans le monde et la vertu étant l’accomplissement du rôle qui en incombait, ceci étant valable autant pour l’homme que pour les animaux. La morale méritocratique, voyait la vertu dans, en quelque sorte, un combat contre la tendance naturelle de tout être vivant à agir selon son unique intérêt, basé sur la liberté que l’homme à sur les règles de la nature (quin’est plus du tout un cosmos harmonieux) et met ainsi en valeur la possibilité de choisir, créant du même coup un fossé entre lui et la bête qui elle, ne peut se déroger à ces règles.

Toute cette remise en question des concepts établis n’aurait pu en aucun cas être possible, sans la célèbre phrase de Descartes, Cogito ergo sum, « Je pense donc je suis ». Elle amène avec elle une toute nouvellefaçon de raisonner, basée sur ce qu’on appellera alors « la subjectivité ». Descartes, en effet, disait qu’il remettait en question tout ce qu’il croyait, jusqu’à la plus solide des certitudes et voyait dans ce scepticisme, une preuve de sa propre existence. J’explique : Il considérait que rien était sûr, mais alors rien. Tout ce qui l’entourait pouvait n’être qu’illusion, un peu comme lorsqu’ilrêvait, croyant être éveillé. Il se rappelle comment, parfois, dans ses rêves, il a cru qu’il était réveillé, en train de lire ou de se promener, alors qu’il était « tout nu dedans son lit » ! (p. 158). Il croyait qu’au milieu de ce doute émergeait une unique certitude : Ne serait-ce que pour être trompé, il faut seulement au moins exister.

Cette méthode de raisonnement amena trois idées aurôle clé dans la naissance de la philosophie moderne. J’énoncerai, ici bas, un petit résumé des trois idées.

La première idée consiste en une nouvelle façon de considérer la vérité, soit comme « ce qui résiste au doute » (p.159). C’est donc d’une façon non plus objective (ce qui est, est et c’est tout) mais subjective, vrais lorsqu’elle l’est à travers les yeux de celui qui pense.

La deuxièmeidée réside dans le « rejet absolu de tous les préjugés et de toutes les croyances hérités des traditions et du passé ». Elle amena un changement décisif dans la méthode de penser du monde et poussa les gens à juger toute institution, religieuse ou politique, sans peur de la censure. Elle permit plus que quoi que ce soit de rendre les esprits libres de décider ce qui est vrai et ce qui ne...
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