Hystérie: cas de katharina

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Sommaire

I. Introduction…………………………………………………………………………….…..2
II. Bref historique de l’hystérie………………………………………………………………3
1. De l’antiquité à la moitié du 19éme siècle………………………………………...………3
a) Hippocrate ………………………………………………………………………..…….3
b) Soranus………………………………………………………………………………… 3
c) Galien…………………………………………………………………..………………..4
d) Lasègue…………………………………………………………………………………4e) Charcot…………………………….. …………………………………………………...5
2. Freud …………………………………………….…………………………………………6
a) Une rencontre avec Charcot…………………………………………………………...6
b) La rencontre avec Breuer……………………………………………….……………..7
c) Freud et ses patientes …………………………………………………………………..9
d) Originalité de la théorie……………………………………………………...…….. …9
III. Traumatismes sexuels etrefoulement……………………………………………….…11
1. L’amnésie infantile et la crainte de la sexualité………………………………………...11
2. Le lien entre le processus normal et le processus névrotique………………………….12
3. Traumatisme réel et conversion hystérique……………………………………………..13
4. Traumatisme psychique………………………………………………………………….13
5. Théorie de la séduction…………………………………………………………………...14
a) Théorie de la séduction généralisée………………………………………………….14
b) L'abandonde la théorie de la séduction……………………………………………..15
IV. Etudes de cas (Katharina)……………………………………………………………....16
1. Histoire de katharina……………………………………………………………………..16
2. « KATHARINA » A travers la théorie de la séduction………………………………...18
Conclusion…………………………………………………………………………………...20
Bibliographie………………………………………………………………………………...21

I. Introduction

L’histoire de l’hystérie remonte àl'antiquité égyptienne et son nom lui a été donne par un Grec. Elle a de tous temps intéressé les médecins, les philosophes, les religieux, mais bien peu les psychiatres, puisqu'elle n'entrait pas dans le cadre des affections psychiques - et ce jusqu'à
Galien, dont une observation va nous montrer que pour lui la question s'était enfin posée.
Le mot « hystérie » a été supprimé de la NomenclatureGénérale des Maladies et du Manuel de Diagnostic des Troubles Mentaux en 1952. Il y est remplacé par le terme de « Symptôme de Conversion »: soit le point final de l'histoire, de la Haute Antiquité égyptienne jusqu'à Freud.
Suivre l'histoire de l'hystérie, c'est suivre l'histoire de la médecine, et la médecine ayant eu tant de mal à se différencier comme science autonome, c'est en fait une histoire desphilosophies, donc des civilisations que nous avons à feuilleter. Et les surprises sont nombreuses dans ce déroulement des idées, qui soit s'imposent et défient le temps, soit sombrent dans l'oubli, soit s'éclipsent après avoir triomphé, puis refont surface quelques siècles plus tard et s'effacent à nouveau.
Il y a dans le déroulement de cette histoire un enseignement que nous devons prendre ànotre compte, au point où nous en sommes de l'histoire de la psychanalyse.

II. Bref historique de l’hystérie
1. De l’antiquité à la moitié du 19éme siècle

a) Hippocrate
L’hystérie dont Hippocrate perçoit le caractère insaisissable s’explique à l’époque par la « suffocation de la matrice ». Elle survient chez les « femmes qui n’ont pas eu de rapports sexuels », soulignant par là un lienpossible entre le symptôme et ce qui deviendra plus tard la théorie sexuelle des névroses.
« Quand la matrice est au foie et aux hypochondres et produit la suffocation, le blanc des yeux se renverse, la femme devient froide, et même quelques fois livide. Elle grince des dents ; la salive afflue dans la bouche et elle ressemble aux épileptiques. Si la matrice reste longtemps fixée au foie et auxhypochondres, la femme succombe étouffée».
Hippocrate ajoute, sans guère plus de précisions cliniques, que la matrice peut se fixer sur d’autres organes que le foie : sur le coeur, la suffocation provoque de l’anxiété, des tournoiements, des vomissements bilieux. Mobilité de l’utérus, labilité du symptôme se dégagent déjà de ces premières descriptions cliniques qui...