Hytr

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  • Publié le : 14 mars 2010
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Le graffiti, né dans la rue.
Le graffiti trouve ses origines dans plusieurs grandes villes des Etats-Unis en particulier à New York , dans les rues de Manhattan , du Bronx et de Brooklyn au début des années 1970. Ce qui différencie ce mouvement des autres formes d’écriture murale l’ayant précédé, c’est qu’il a connu un grand développement jusqu’à rentrer dans le monde de l’art et des médias aucours des années 1980. Il est vite entré dans le milieu de l’art contemporain.
A New York en 1960, de jeunes adolescents, vivant dans la misère, se mettent à écrire leurs noms sur les murs et les bus. Ils se servent des bombes et des marqueurs pour réaliser ces écritures. Très vite, ils prolifèrent à travers la ville , cette activité est appelée « writing » ce qui signifie écriture , ce qui dejour en jour , a de plus en plus de succès. Ils sont majoritairement issus du quartier ouvrier de Washington Heights à Manhattan, puis du Bronx. Les auteurs de ce mouvement ont autour de 15 ans et pour la plupart, appartiennent aux communautés hispanique et afro-américaine. Ce mouvement commence par le tag, ce dernier est une signature constituée d’un pseudonyme souvent accompagné d’un numéro de larue. Beaucoup cherchent à reproduire le plus possible leur nom à travers la ville. C’est en 1971 que les tageurs décident de graffer dans le métro. Ils réalisent leurs tags à l’intérieur des rames, ils taguent également à l’extérieur des trains pour que les usagers et les autres writers (c'est-à-dire ceux qui pratiquent le Writing) puissent les voir.
Le style évolue, les graffeurs souhaitent sedistinguer les uns des autres en élaborant des styles calligraphiques originaux. En général, le tag est doté d’un contour pour qu’il ressorte bien, de motifs comme des pois ou encore des étoiles, des flèches. Leurs fresques sont appelées des masterpieces et les Writers ajoutent parfois des personnages de bande dessinée. La taille des graffiti est de plus en plus grande, ils recouvrent mêmeentièrement des rames de métro. Les graffeurs ont des black books (carnet de croquis), ils s’en servent avant de taguer pour avoir une idée de ce qu’ils vont dessiner ou écrire. Les graffeurs ont tous à l’esprit la recherche de la singularité du trait , de la forme et du motif. Le danger et l’interdit les attirent, la nuit , ils vont dans les dépôts de trains , lieu où l’accès est interdit et surveillé ,et en profitent pour tagguer . Les writers dépendent d’une grande agilité et une véritable maîtrise technique. Les recherches stylistiques de P.H.A.S.E 2 , Blade , Kase 2 ou Dondi marquent à jamais le mouvement , le nourrissent au fil des années de constantes innovations. La fondation Cartier a même fait appel à 3 graffeurs majeurs de cette période pour recouvrir les murs de leur exposition.Entre 1970 et 1980, le mouvement connait un changement qui va définitivement l’implanter dans le paysage culturel new-yorkais et se répartir hors des frontières de la ville du pays. Le monde de l’art commence vraiment à s’interesser au graffiti et des galeries exposent les travaux des graffeurs dans des galeries d'art. Au cours des dix dernières années , à force de se frotter à d'autres formesgraphiques et d'intégrer des artistes issus d'autres sphères, il a muté , pour s'introduire durablement dans des espaces auxquels il croyait bien je jamais pouvoir accéder : la presse , l'audiovisuel, l'architecture, le design, le graphisme...Les techniques du graffiti ont beaucoup évolué au fil du temps et sont aujourd’hui nombreuses : la peinture aérosol ,avec ou sans pochoir, la peinture àl’aérographe, la gravure sur des vitres, sur des murs, sur des plaques métalliques, sur l’écorce des arbres...le marqueur et la craie, le stylo, l'acide, la peinture au rouleau ou au pinceau (pour le metal ou les vitres ). Néanmoins , le tag ne cesse de déteindre sur son environnement, de formater à son image les codes visuels de l'époque, sans que personne n'y trouve, semble-t-il, à redire.
Chacun a...
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