Icare

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  • Publié le : 2 mai 2010
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Je tournai donc le bouton de la porte et me trouvai, de plain-pied, dans une salle où le jour tombait d'en haut, par le vitrage, livide.
Ades colonnes étaient appendus des vêtements, des cache-nez, des chapeaux.
Des tables de marbre étaient disposées de toutes parts.
Plusieursindividus, les jambes allongées, la tête levée, les yeux fixes, l'air positif, paraissaient méditer.
Et les visages étaient couleur du temps,les regards sans pensée.
Il y avait des portefeuilles ouverts et des papiers dépliés auprès de chacun d'eux.
Je considérai ces hommes.Certes, pour échapper aux obsessions de l'insupportable conscience, la plupart de ceux qui occupaient la salle avaient, depuis longtemps, assassinéleurs "âmes", espérant, ainsi, un peu plus de bien-être.
Comme j'écoutais le bruit des robinets de cuivre, scellés à la muraille, et destinés àl'arrosage quotidien de ces restes mortels, le souvenir du roulement de la voiture me revint à l'esprit.
- A coup sûr, me dis-je, il faut quece cocher ait été frappé, à la longue, d'une sorte d'hébétude, pour m'avoir ramené, après tant de circonvolutions, simplement à notre point dedépart? - Toutefois, je l'avoue (s'il y a méprise), LE SECOND COUP D'OEIL EST PLUS SINISTRE QUE LE PREMIER!...
Je refermai donc, en silence,la porte vitrée et je revins chez moi, - bien décidé, au mépris de l'exemple, - et quoi qu'il pût m'advenir, - à ne jamais faire d'affaires.
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