Ich bin ein nerliner

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 7 (1710 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 4 décembre 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Question 1 :
Ce document est un discours, prononcé par le président américain John Fitzgerald Kennedy devant l’Hôtel de Ville de Schöneberg à Berlin-Ouest le 26 juin 1963. Kennedy adresse un message de solidarité aux Berlinois de l’ouest séparés des quartiers orientaux par le mur construit en août 1961. Dans un lieu symbolique, Berlin qui a connu le fameux blocus en 1948-1949, dans uneAllemagne de l’Ouest (RFA) qui s’oppose depuis 1949 à une Allemagne de l’Est (RDA), il s’agit pour le président démocrate de définir face au monde entier ce qui constitue l’essence même du monde libre et de démontrer l’échec du communisme, malgré les atours dont celui-ci se pare.
On pouvait rappeler cependant que les Américains comme les autres occidentaux sont restés très passifs lors de laconstruction du mur de Berlin. Après la crise de Cuba, l'année 1963 est marquée par la mise en place de la Détente : le téléphone rouge est installé à partir d'avril et le discours de Kennedy à l’American University en juin prélude à la signature du traité sur la limitation des essais nucléaires en juillet. C'est lors d'un voyage en Allemagne en mai qu'il se rend à Berlin, et prononce le discours « Ich binein Berliner ». Ce discours est donc davantage destiné à se concilier les Allemands, inquiets et désappointés de l'absence de réaction en 1961, plutôt qu'à menacer les Soviétiques et la RDA.
 
Question 2 :
En 1945, l'Allemagne et Berlin ont été découpées en quatre zones d'occupation placées sous l'autorité des puissances victorieuses du conflit, qui n’ont pas signé la paix avec l’Allemagne :Etats-Unis, Royaume-Uni, URSS, France. Berlin-Ouest, zone d’occupation des forces occidentales (américaines, britanniques et françaises), définie à Yalta et Potsdam en 1945, est une enclave de deux millions d’habitants au cœur de la zone d’occupation soviétique, à 185 km  du point le plus proche des zones occidentales. Berlin-Ouest est pour le bloc américain une position géopolitiqueexceptionnelle et peut donc devenir pour les Occidentaux une " ville du front " de la guerre froide, un avant-poste de l’Occident, une vitrine scintillante du capitalisme au coeur d'un monde socialiste démuni, une base d'espionnage et de propagande avancée, et un bureau de recrutement aisément accessible pour la main-d’oeuvre allemande qui souhaite passer d'Est en Ouest. Berlin-Est se veut un modèle desocialisme architectural, un foyer révolutionnaire. La frontière entre les deux Allemagne est le « Rideau de fer » qui traverse toute l’Europe.
La première crise de Berlin (juin 1948-mai 1949), qui consiste en un blocus soviétique contré par un pont aérien américain, est révélatrice car elle officialise concrètement la dislocation de la Grande Alliance, transforme la ville symbole de l'hitlérisme enun symbole de résistance à l'expansion du communisme, confirme la réintégration rapide de l'Allemagne occidentale dans le camp des démocraties libérales, hâte la scission de l'Allemagne et de Berlin en deux entités antagonistes, et révèle les règles implicites de la guerre froide : les Occidentaux n'ont pas cherché à forcer le blocus terrestre (« ni abandon, ni 3ème guerre mondiale » dit Truman)et les Soviétiques n'ont pas entravé le pont aérien, cette maîtrise réciproque évitant l'irréparable. Cette situation a abouti à la constitution en 1949 de deux Etats, la RFA (République Fédérale d’Allemagne) et la RDA (République Démocratique Allemande).
Kennedy évoque la seconde crise de Berlin, qui consiste en la construction d’un mur long de 113 km, pour mettre un terme à l'hémorragie depopulation qui quittait la RDA pour la RFA en passant par Berlin-Ouest. Le mur a été édifié dans la nuit du 12 au 13 août 1961 pour empêcher les cadres est-allemands d’aller rentabiliser leurs diplômes à l'Ouest. Sur les 2 700 000 Allemands de l’Est (dont 3 400 médecins, 17 000 enseignants et 17 000 ingénieurs) qui, entre 1949 et 1961, se réfugient en RFA, plus de 1 600 000 empruntent le passage de...
tracking img