Ide-croissance tunisie

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  • Publié le : 3 mai 2009
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La partie empirique

La partie empirique

I) Revue da la littérature empirique :

La première analyse de l’effet de l’IDE sur. L4 la croissance, dans le cadre d’un modèle endogène, a été réalisée par Bronstein, De Gregoric et Lee (1998). En partant, du modèle de Romer, dans lequel le progrès technique est matérialisé, les deux auteurs cherchent à rendre compte des mécanismes qui soustendent le transfert de technologie. Par l’expansion du nombre de variétés de biens de capital disponibles dans l’économie, les auteurs, introduisent l’IDE comme étant les biens de capital produits par les entreprises étrangères implantées localement. En réduisant le coût d’introduction de nouvelles variétés du bien capital, l’IDE joue un rôle important dans la croissance économique. Ces auteurs, ontprouvé empiriquement que l’IDE n’a d’impact positif, que si le niveau de scolarisation de la population, dépasse un seuil donné. Ainsi, l’effet positif de l’IDE sur une économie, dépendra en premier lieu de son interaction avec le capital humain. Par contre, les auteurs n’explorent pas l’effet de l’IDE sur le niveau du capital humain. Ils admettent seulement, le fait que l’IDE impliquel’adoption de nouvelles technologies, et que la formation des travailleurs requise pour l’utilisation de ces nouvelles technologies, peut constituer un moyen par lequel l’IDE contribue à l’accumulation du capital humain.
En jouant le rôle de catalyseur pour le capital domestique et du progrès technique, l’IDE peut contribuer significativement à l’accroissement de la productivité de l’économie d’accueil (DeMello, 199). Par ailleurs, en facilitant l’incorporation de nouveaux inputs et des nouvelles technologies dans la fonction de production, l’IDE stimule la croissance économique (Feenestra et Markusen, 1994).

Blomstom et al. (1992), en étudiant l’effet de l’IDE sur la croissance, ont démontré que l’ampleur de celui-ci, dépend du stock de capital humain
Disponible dans le pays hôte. Ilsajoutent que cet impact peut se révéler négatif dans les pays dotés d’un faible niveau de capital humain. Les auteurs, mettent en lumière, l’effet positif de l’IDE sur la croissance du revenu, mais cet effet reste cantonné de l’interaction entre l’IDE et le capital humain ceci, confirme l’idée que les technologies avancées, résultat de l’IDE, ne peuvent accroitre le taux de croissance du pays hôteque si elles interagissent avec une certaine capacité d’absorption de celui-ci. Au niveau de leurs tests ils démontrent que, la contribution de l’IDE à la croissance surgit une fois que l’interaction entre le capital humain et l’ide a eu lieux.

Cela étant, l’IDE peut avoir un effet négatif sur la croissance économique, Brewer (1991) a montré empiriquement qu’il existe une corrélation négativeentre la croissance économique et l’IDE. Cette corrélation négative revient à l’effet de domination exercée par les firmes étrangères, ce qui peut décourager les firmes locales à développer leurs propres activités de R&D. selon l’auteur, l’IDE augmente le niveau global de l’investissement, améliore dans certains cas la productivité, mais a tendance dans beaucoup d’autres à réduire le taux decroissance. Pour confirmer ses conclusions, il a étudié la relation IDE-taux de croissance sur un échantillon de plusieurs pays divisés en deux groupes, selon qu’ils recevaient un IDE élevé ou faible. Il en conclut que la corrélation entre IDE et taux de croissance est toujours négative dans les pays en développement, qui ont levé toute contrainte au rapatriement des bénéfices associé à l’IDE.L’auteur avance aussi que, si l’IDE de traduit par une levée des capitaux du marché du pays hôte, ceci impliquerait une redistribution du capital des industries intensives en travail vers des industries intensives en capital, créant ainsi, une nette perte d’emploi et par suite de la demande de consommation. Un autre effet négatif de l’IDE peut résulter de l’extraction excessive de minerais ou la...
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