Ide et emploi

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  • Publié le : 5 mai 2011
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QUESTIONS DE SYNTHESE
Thème : Les enjeux de l’ouverture internationale

1 – TRAVAIL PREPARATOIRE (10 pts)
Vous répondrez à chacune des questions en une dizaine de lignes maximum. Q1 – Qu’est-ce qu’un investissement direct à l’étranger ? Est-ce nécessairement une délocalisation ? (1,5 pt) Q2 – Analysez la répartition et l’évolution des investissements directs à l’étranger à l’aide du document1 (1,5 pt) Q3 – A l’aide du document 1, quelle relation pouvez-vous faire entre les investissements directs à l’étranger et la variation de l’emploi ? Citez des chiffres significatifs (1 pt) Q4 – Montrez que les délocalisations n’ont pas toujours un effet négatif sur l’emploi dans les pays développés à l’aide du document 2 et de vos connaissances (2 pts) Q5 – Quelles sont les raisons quipoussent une entreprise à investir à l’étranger ? (Document 3) (2 pts) Q6 – Expliquez la phrase soulignée du document 3 (1 pt) Q7 – A l’aide du document 4 et de vos connaissances, expliquez quelles peuvent être les conséquences de la délocalisation sur les conditions de l’emploi (1 pt)

2 – QUESTION DE SYNTHESE (10 pts) Après avoir expliqué les investissements directs à l’étranger, vous montrerez leurimpact sur l’emploi.

3 – DOCUMENTS

Document 1 – Stocks des investissements directs à l’étranger et variation de l’emploi (1990-2003)
Stocks d’IDE détenus à l’étranger (en milliards de $ 2003) 1990 Pays développés - Etats-Unis - Union européenne - Japon Pays en développement - Chine
875 1 134 305

IDE détenus par les étrangers (en milliards de $ 2003) 1990
805 1 030 14 96

2003
2194 3 860 360 43

2003
1 645 3 092 97 588

Variation de l’emploi industriel En millions 1990-2003
- 3,6 - 5,1 - 3,1 + 9,3

Variation de l’emploi total En millions 1990-2003
+ 20,5 + 17,5 - 0,7 + 55,6

12 (Source : Ocde et Banque mondiale 2005)

Document 2 – Cependant, des études convergentes pour l’Europe et les Etats-Unis estiment que seuls 1 à 2% des destructions d’emploisindustriels seraient imputables aux délocalisations. Ensuite, on peut penser que l’impact des délocalisations est limité car elles permettent de sauvegarder des emplois nationaux complémentaires aux productions délocalisées et condamnées sinon. Ainsi, en prenant l’exemple du textile/habillement, la délocalisation de la production d’une entreprise au bord de la faillite à cause de la concurrence asiatiquepeut lui permettre d’échapper au dépôt de bilan et de conserver, voire pérenniser, des emplois dans la création, la vente et le marketing, la logistique, l’assistance et le secrétariat, bref toutes les activités entourant la production stricto sensu. Plus généralement, les groupes qui délocalisent une partie de leurs activités à l’étranger n’enregistrent pas systématiquement des pertes nettesd’emplois sur le territoire national. Les sites de production nationaux peuvent évoluer vers d’autres types d’activité ou de production. De ce point de vue, l’exemple de la délocalisation de l’usine de Rennes du groupe multinational ST Microelectronics est particulièrement révélateur. Ce site fabriquait des semiconducteurs en plaques de 6 pouces. Il a été délocalisé à Singapour (pour une économie parplaque estimée à 20%). Or, non seulement le groupe est largement bénéficiaire mais l’emploi de ce groupe a augmenté de 41% en France sur les cinq dernières années et va vraisemblablement s’accroître encore. En particulier le site de Crolles ne cesse de croître du fait d’une technologie plus innovante permettant la production de plaques de 12 pouces. Ce type de délocalisation illustre bien lathéorie du cycle de production qui analyse la délocalisation vers les pays émergents des productions obsolètes ou banalisées et leur remplacement par des productions plus innovantes. Enfin, les délocalisations génèrent des emplois nouveaux. Deux types d’activités sont principalement concernés. D’une part, le sourcing, à savoir tout ce qui a trait à l’innovation des firmes et leur gestion des flux...
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