Il n'y a qu'un pas du fanatisme à la barbarie

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  • Publié le : 17 août 2010
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« Il n’y a qu’un pas du fanatisme à la barbarie »
Denis de Diderot

Chez les romains, les étrangers étaient considérés comme des sauvages, rustres, belligérants et mal éduqués. C’est ce qu’ils appelaient les barbares. Puis le mot a évolué et a pris une connotation encore plus négative. Il désigne actuellement un homme capable d’une grande cruauté et de férocité. A ce propos, Denis de Diderotaffirme que ces actes de violence suivent de peu l’admiration excessive et aveugle d’une doctrine. Mais certains rétorqueront que le fanatisme peut être pacifique et peut ne pas dégénérer. Toutefois, cette affirmation de Diderot, qui est un grand penseur de la révolution française et qui a beaucoup remit en question la religion, nous permet de discuter ce point de vue et de voir pourquoi lefanatisme peut pousser à la violence, mais aussi à quel moment cela se produit.
Grilles baissées aux vitrines, pas un chat dans les avenues, des policiers placés à tous les coins de rue, des hurlements qui s’élèvent d’un bâtiment au loin, puis un éclatement de sons indistincts envahit la tranquillité de la nuit. Les chants des vainqueurs recouvrent les cris des perdants avant qu’ils ne déferlent dansles rues de la ville, créant de multiples bagarres, tentant de montrer aux autres que ce sont eux les plus forts, autant sur le terrain qu’en dehors. C’est ce qu’endurent les villes d’Angleterre lorsqu’un match de football s’y déroule. Mais c’est Londres qui compte les plus dangereux et violents hooligans. En plus d’être d’agressifs fanatiques, ils revendiquent aussi leurs idées néo-nazies. Dans cegenre de cas, la violence est la réponse qu’ont trouvée les hooligans pour défendre leur équipe. Les raisons qui les ont poussés à ce genre d’actes peuvent être expliquées par leur besoin de supériorité sur les autres. Les cris n’ayant pas suffit, il leur faut passer à l’action. Hormis ce besoin, les hooligans, en ne soutenant qu’une seule équipe, n’ont aucune tolérance pour les autres etveulent, par tous les moyens, rallier à leur cause ceux qui s’y refusent. Étant donné que cela ne marche pas toujours, ils finissent par se taper dessus, certains par colère et frustration et d’autres par simple plaisir de se défouler. Ce plaisir se retrouve dans de nombreuses situations, lorsque quelqu’un a le pouvoir sur un autre. Dans le film La Liste de Schindler de Steven Spielberg, un commandant decamp de concentration, au petit matin, se lève et, de sa terrasse, abat quelques juifs au sniper. C’est un acte de violence gratuite, d’une infâme cruauté, un geste barbare commis par un fanatique du régime national-socialiste. Ce parti nazi, réunissant des millions d’adhérents, est mené avec brio par Adolf Hitler. Il est un des plus grands leaders à avoir rallié à sa cause autant de fanatiques.Il les a envouté par de belles paroles, les a endoctrinés, s’en faisant ainsi une foule de suiveurs, prêts à intervenir au moindre ordre. Ces ardents défenseurs des idées nazies furent poussés à commettre des actes violents, d’une part par leur doctrine, qui discriminait les non-Aryens, et d’autre part, par leurs leaders, qui étaient tout aussi excessifs qu’eux. Cela montre le pouvoir depersuasion et de manipulation qu’a eu Hitler en Allemagne et dans d’autres pays. On constate donc que la barbarie peut venir du plaisir que pren-nent des gens à faire du mal, tout autant qu’elle peut venir de la défense de leur opinion ou même encore lorsque leur doctrine ou leur leader les incite à la violence.
Ceci nous mène à l’élément déclencheur de cette brutalité. Dans le film La Vague de DennisGansel, un enseignant d’histoire décide, lors d’une semaine à thème sur l’autocratie, de mener une expérience avec ses élèves en créant une communauté ayant un nom, un uniforme, des règles et un salut. On voit rapidement que les élèves prennent cette situation trop au sérieux et tout dégénère. Un des élèves, n’ayant jamais été accepté dans sa classe, ni même dans un groupe, devient le plus fervent...
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