Il y a-t-il des limites aux interventions sur le vivant?

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  • Publié le : 9 mai 2010
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Il y a-t-il des limites à l’intervention sur l’être vivant ?
On entend parler tous les jours des miracles de la science. On repousse les frontières de la mort, on trouve un nouveau médicament, une nouvelle opération est possible pour guérir d’une maladie ou d’une malformation. On vient de sortir une nouvelle plante encore plus résistante aux herbicides, mieux adaptée, une nouvelle race derose est sortie… tous les jours nous y sommes confronté, aux interventions sur les êtres vivants. Mais on-t-elles des limites ? Ces limites dépendent de la société, de sa culture et de sa religion mais sont différentes sur l’espèce humaine que sur les autres vivants. La bioéthique limite ces interventions, mais elle n’est pas fixe, ni fiable. La connaissance limite aussi l’homme, cependant elleavance considérablement chaque jour, reculant de plus en plus la limite. L’homme réalise enfin un de ses rêves de l’antiquité, pourquoi se couperait-il l’herbe sous le pied ?
La limite de l’intervention sur le vivant dépend de la manière dont la société juge celle-ci et si son intérêt est grandement bénéfique, les gens n’y seront que plus ouvert et l’accepteront facilement. Ce jugement estinfluencé par notre culture qui est différente en fonction des pays. Les limites sont fixées selon nos croyances, cultures et des causes historiques qui touchent un pays. Pour l’Europe qui a été longtemps sous influence du christianisme, les limites morales de la science sont différentes de la Chine ou de l’Amérique. Au niveau des croyances, pour beaucoup de religions, la vie est sacrée et crée parDieu à l’image de Dieu. La modifier ou y attenter serai un sacrilège. La religion étant omniprésente avec la laïcité dans notre société, les frontières d’interventions sur le vivant ne sont ni fermées ni ouvertes. En ce qui concerne la culture, pour les européens, il est assez inadmissible de faire des expériences sur des chiens, des chats ou d’autres mammifères (à part les rats et les souris quisont des « nuisibles ») qui sont considéré comme bénéfique pour l’homme. En Chine, on mange du chien, du chat et encore d’autres animaux, pourquoi y interdirait les expériences sur ces animaux ? En Amérique, l’armée a modifié génétiquement des vaches pour que des fils de soie sortent des pis, pour la fabrication des parachutes. En Europe, cela serait inadmissible. Il y a donc des limites quel’homme impose de lui-même par sa culture.
Il existe cependant des différences entre les limites des interventions sur l’homme ou sur l’animal. Un exemple frappant est que chez l’homme l’acharnement thérapeutique est interdit, tandis que chez les animaux, rien ne le réglemente. L’avortement chez l’homme est fort réglementé tandis que faire avorter un animal est tout à fait acceptable si lepropriétaire ne veut pas de jeunes. L’euthanasie chez l’homme est interdite tandis qu’elle est courante chez les animaux. L’homme fixe les limites qui lui semblent bonnes au niveau de l’intervention sur le vivant, mais est particulièrement laxiste quand cela concernent d’autres espèces, quand il y a des limites concernant les animaux. On peut aussi parler des OGM ou des manipulations sur les plantes. Pourl’homme il y a peu ou pas de limites des interventions sur les autres vivants que ceux de son espèce du moment que le but recherché l’aide à évoluer.
Dans la même continuité, l’homme a créé il y a une trentaine d’année la bioéthique. Cette dernière a pour but de réglementé les manipulations qui interviennent sur l’homme. La bioéthique à pour but d’éviter les dérives des manipulationsgénétiques ou autres interventions qui touchent à des sujets délicats tels que l’euthanasie ou l’eugénisme. Depuis un certain temps l’homme a compris le danger potentiel que pouvais représenter ces techniques. L’homme comme tout animal a un instinct de conservation envers sa propre espèce. Il a donc créé ces règles dans le but de se préserver. L’homme se sert aussi de la bioéthique dans le but de...
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