Immigration

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  • Publié le : 19 mai 2010
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UNIVERSITE CATHOLIQUE DE LOUVAIN

Faculté Ouverte de Politique Economique et Sociale

PSYCHOLOGIE SOCIALE

ANALYSE DES DISCRIMINATIONS

« IMMIGRATION ET ACCULTURATION »

.

. Par : I. T.

Professeur : D. B.

1ère Année au Master de PolitiqueEconomique et Sociale

IMMIGRATION ET ACCULTURATION
Colette Sabatier, John Berry (1999[i])

Pour ce travail je me suis intéressée aux conceptions de la psychologie interculturelle sur l’immigration et l’acculturation, plus spécifiquement sur ce qui concerne l’adaptation socio-psychologique des individus lorsqu’ils quittent une société pour une autre, soit pour un nouveau contexte culturel.. Leschercheurs dans ce domaine se sont intéressés aux immigrés définis comme ceux qui s’installent volontairement et de manière durable dans un nouveau pays, tous ceux qui ne répondent à cette définition sont hors champs.

Parce que très variés d’un pays à l’autre, les auteurs montrent combien l’étude des contextes démographiques, politiques, économiques et historiques, des sociétés accueillant desindividus qui immigrent, est très importante. En effet, face au phénomène de l’immigration et ses conséquences chaque état a réagi de façon particulière tenant compte de ses propres réalités. Les réponses à ces événements ont une influence non négligeable sur la qualité des relations interculturelles ainsi que sur la capacité ou les limites d’adaptation des immigrés. De ce fait, les auteursavant de nous expliquer les stratégies d’acculturation, ont abordé le sujet par la présentation du phénomène mondial qu’est l’immigration et ont illustré les situations auxquelles les immigrants doivent faire face, par une analyse contextuelle qu’ils situent en France et au Canada. Ces deux pays ont l’accueil d’un nombre important d’immigrants en commun mais ils présentent des formes différentes depolitiques d’intégration voire divergentes. Cette partie ne sera pas abordée dans mon travail.

Il ne faut pas perdre de vue que dans le cadre des relations intergroupes, comme le dit  Vasquez (1984) : « l’acculturation est une avenue réellement à double sens (cité par Sabatier, Berry, 1999) » ceci illustre bien l’idée que lors du contact entre des nouveaux venus et les membres d’un paysd’accueil, le changement s’opère chez les immigrés mais aussi dans la société hôte. L’acculturation peut être défini comme un changement dans la culture qui résulte du contact entre deux groupes culturels autonomes et distincts (Sabatier, Berry, 1999)». Et Graves (1967), dans ses recherches, a mis l’accent sur le fait que cette acculturation et aussi porté personnellement par les individus, ce pointest également important car la capacité d’adaptation diffère d’un être à l’autre. Mais c’est à John Berry que l’on doit la formulation d’une théorie assez centrale dans le concept de l’acculturation, il s’agit des stratégies d’adaptation qui selon lui se composent des 3 éléments  suivants : les attitudes d’acculturation (Berry, 1989), les modifications comportementales (Berry, 1980) et lesdifficultés éprouvées par les personnes pour faire face à cette situation (Berry, 1991, Berry et al., 1989). Sans y accorder une valeur absolue, il reste toutefois pertinent de signaler que les attitudes sont en corrélations avec les comportements. Exemple : on a remarqué que dans un groupe de migrants, ceux qui parlent très peu la langue du pays d’accueil sont souvent aussi ceux qui présentent letaux le plus élevé du choix de la stratégie de séparation qui sera abordé plus loi, tel est le cas des canadiens-portugais, ne parlant que le portugais à la maison.

Dans le cadre de ses rechercher sur le thème de l’acculturation, Berry a soumis deux questions à des groupes et des individus immigrés, portant l’une sur l’importance de conserver son identité et ses caractéristiques culturelles...
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