Immobilier au maroc 2010

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  • Publié le : 17 juillet 2010
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A lire dans La vie Eco : Immobilier : les premiers symptômes de la récession …
Que se passe-t-il dans l’immobilier ? Depuis quelques semaines, notaires et banquiers et les quelques promoteurs qui ont bien voulu l’avouer s’inquiètent de la baisse du rythme des transactions. «Au cours des trois derniers mois, j’ai traité 50% de dossiers en moins qu’auparavant», laisse tomber, dépitée SamiraChekroun, notaire à Casablanca. Ses propos ont un écho auprès d’une bonne douzaine de collègues de la métropole, de Marrakech, Tanger et Rabat. «Je viens personnellement de visiter un appartement près du boulevard du 2 Mars. Mais on demande 15 000 DH le m2. C’est trop, même pour un notaire, population censée être financièrement à l’aise. L’offre est en totale inadéquation avec la demande», poursuit MeChekroun. Pas de surprise, tous les observateurs du secteur font ce constat depuis plusieurs semaines. En clair, le marché traverse une zone de turbulences.
Textile, Immobilier, Hôtellerie, ces secteurs dont les banques se méfient

Textile, promotion immobilière et tourisme figurent en haut de la liste des secteurs à risques.
Pour l'immobilier de luxe, les banques exigent désormais un apportpersonnel plus consistant et des garanties de commercialisation solides.
Pour le textile, elles adossent systématiquement les lignes de crédit à la garantie de la CCG dans le cadre du plan de soutien.
Les projets hôteliers, fortement consommateurs de capitaux, sont scrutés à la loupe.
Le constat est unanime chez les entreprises. Les banques sont de plus en plus regardantes quant à l’octroi denouveaux crédits. Et ce n’est pas seulement parce que leurs ressources s’amenuisent comme peau de chagrin, mais aussi du fait que les incertitudes liées à l’environnement des affaires augmentent le niveau de risques dans certains secteurs surtout ceux qui ont été les premiers à subir les effets de la crise. Il s’agit particulièrement de la promotion immobilière, entre autres le segment du haut ettrès haut standing, des industries de la sous-traitance, textile et équipements automobile notamment, et du secteur du tourisme à travers l’hôtellerie. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, en février 2009, ces deux derniers ont été parmi les premiers à faire l’objet de mesures d’urgence du gouvernement.
Qu’en disent les banquiers ? Certains parlent sous le signe de l’anonymat pour ne pas froisserleurs clients, alors que d’autres évoquent les faits de manière normale, mais les points de vue convergent. Un haut responsable à la BCP trouve cette frilosité justifiée : «Nous sommes effectivement devenus plus prudents sur certains secteurs et en particulier celui de l’immobilier. Ce repli est tout simplement dicté par la conjoncture». Pour illustrer ses propos, il explique que dans l’immobilierhaut de gamme ou de luxe, la BCP ne peut plus se permettre de financer des nouveaux projets sur des villes comme Marrakech ou Tanger par exemple, «au vu de l’allongement excessif du cycle de commercialisation, ou tout simplement des méventes, pour les projets déjà en cours, au niveau de ces deux villes».
A fin mars, l’encours des crédits accordés à la promotion immobilière a d’ailleurs faiblementprogressé par rapport à décembre 2009 (+1,48%) et avait même stagné par rapport au mois précédent. Mais tous les produits et toutes les villes ne sont pas touchés avec la même intensité. En effet, le risque de mévente dans l’immobilier du luxe ou de haut standing dépend beaucoup de la région d’implantation. C’est le cas par exemple de Rabat et Casablanca qui continuent d’attirer lesinvestissements dans le haut standing avec moins de réserves de la part des banques. «Nous pouvons très bien financer des projets dans ces villes où la demande existe encore. Cependant, si, il y a trois ans, nous prenions plus de risques avec des nouveaux promoteurs immobiliers, aujourd’hui même dans des régions aux perspectives de ventes assurées, nous sommes plus enclins à favoriser les groupes qui ont une...
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