Incipit Assommoir Zola

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  • Publié le : 26 avril 2014
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Le terme ''incipit '' provient du verbe latin incipire (commencer). Un incipit correspond donc alors au début d’un roman. Un incipit à présentent plusieurs enjeux, il doit informer le lecteur tout en répondant à l’esthétique classique du captatio benevolentiae. Au 19ème siècle Zola théorise un nouveau mouvement le naturalisme, comme un aboutissement de toutes les recherches menées sur le romandepuis le début du siècle. Il s’agit en fait d’aller plus loin dans la démarche réaliste, au moyen des modèles scientifiques et philosophiques empruntés au positivisme. Zola a donc entrepris d’écriture du cycle des Rougon Macquart (20 romans qui dessinent l’histoire d’une famille sous le Second Empire). Le roman devient alors pour lui un laboratoire d’écriture et a pour objectif d’étudier lasociété, les différents groupes sociaux à travers l’existence d’un seul personnage. Dans l’Assommoir, il s’intéresse à la vie miséreuse de Gervaise, blanchisseuse à Paris. En quoi cet incipit partagé entre l’information et dramatisation répond il à la dimension programmatique de l’écriture naturaliste ? Nous nous intéresserons dans un premiers temps à la dimension naturaliste de l’incipit qui a pour viséed’informer le lecteur puis en second temps nous analyserons sa valeur symbolique à visée programmatique.
Cet incipit caractéristique de l’écriture naturaliste dans la mesure où il informe le lecteur sur la situation initiale du roman tout en suscitant de la curiosité chez lui.
Cet incipit délimite le cadre spatio-temporelle de l’action, l’action se passe à Paris, une occurrence à des noms delieux parisiens est présente « le bal du Grand-Balcon » « boulevard de la Chapelle »l41, « Hôtel Boncoeur », l’hôpital de Lariboisière »l53, « Paris » l61, « Montmartre »l54. Ce travail sur l’onomastique de lieux réel, met en place l’illusion du réel du texte, Zola cherche à photographier Paris du XXème par l’écriture. De plus la scène prends place dans une chambre de « l’hôtel Boncœur » l45, lelecteur peut alors s’imaginer avec netteté la pièce grâce à la précision de sa description à connotation péjorative dans la mesure où elle est basée sur un lexique de la misère, du manque et de la saleté « misérable chambre »l19, « un tiroir manquait »l20, « petite table graisseuse »l20, « un châle troué »l26, « un pantalon mangé par la boue »l27, « un paquet de reconnaissance du Mont-de- Piété »,« les dernières nippes »l27 « lambeau » l16 « un pot à eau ébréché »l21 « chaussettes sales » l25. De plus cet espace est comme entravé : « un lit de fer qui barrait la commode et emplissait les deux tiers de la pièce » l21 à22. L’action se passe « vers cinq heures »l14.
Cet incipit introduit également les personnages. On remarque qu’il y a une absence de description des personnages.
Dans unpremier temps on peut remarquer que le roman commence par "Gervaise" l 1, prénom de l’héroïne, attirer l’attention du lecteur sur elle et rendre son nom plus familier au lecteur afin de faciliter l’indentification, de plus le texte est raconté par le prisme d’une seule subjectivité, la sienne. Cela est renforcé notamment par le lexique de la vision et l’utilisation de modalisateurs «  elle croyaitl’avoir vu l7 », « elle guettait »l7,  « yeux »l18. On sait alors qu’elle constitue le personnage principal de l’œuvre de Zola. Gervaise est une femme désespérée, « fiévreuse » l3 et ayant « les joues trempées de larmes »l3 et torturée par l’abandon de son mari comme le montre le rythme ternaire à valeur hyperbolique « raidie, les reins brisés, elle éclata en sanglots »l14 «  sa douleur » l71.
Sur lamême ligne, la mention du nom " Lantier ", permet également une familiarité du lecteur envers ce personnage.
Zola met également en valeur, la présence des enfants et leur apaisement « les deux enfants dormaient »l32 en opposition avec la détresse de leur mère « le regard noyé de leur mère s’arrêta sur eux, elle eu une nouvelle crise de sanglots » l36, 37. Cela entraine alors une...
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