Incipit de candide

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  • Publié le : 5 octobre 2010
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e texte que nous allons étudier est l'incipit de Candide, c'est-à-dire le début du premier chapitre. Candide est le troisième conte philosophique de Voltaire, qu'il a fait publier anonymement en1759, à Genève, où il n'y a ni censure ni sceau royal.

Le passage ouvre le roman en décrivant la société du château de Tunder-ten-tronckh, où naît Candide, le héros. Elle se présente comme un"paradis terrestre". Plus tard, le jeune homme s'affranchira de cet univers qu'au début il juge parfait; en attendant, il accepte sans broncher l'ordre établi, représenté politiquement par le baron etidéologiquement par le philosophe Pangloss.

Dans le but de répondre à la problématique en quoi l'incipit est-il un moyen pour l'auteur d'exposer ses opinions, vous verrons dans un premier temps,l'aspect du conte traditionnel au conte philosophique, en second lieu, nous étudierons le pouvoir illusoire de la noblesse puis l'illusion de la philosophie optimiste.

TEXTE ETUDIE

Il y avait enWestphalie, dans le château de M. le baron de Thunder-ten-tronckh, un jeune garçon à qui la nature avait donné les moeurs les plus douces. Sa physionomie annonçait son âme. Il avait le jugement assezdroit, avec l'esprit le plus simple ; c'est, je crois, pour cette raison qu'on le nommait Candide. Les anciens domestiques de la maison soupçonnaient qu'il était fils de la soeur de monsieur le baron etd'un bon et honnête gentilhomme du voisinage, que cette demoiselle ne voulut jamais épouser parce qu'il n'avait pu prouver que soixante et onze quartiers, et que le reste de son arbre généalogiqueavait été perdu par l'injure du temps. Monsieur le baron était un des plus puissants seigneurs de la Westphalie, car son château avait une porte et des fenêtres. Sa grande salle même était ornée d'unetapisserie. Tous les chiens de ses basses-cours composaient une meute dans le besoin ; ses palefreniers étaient ses piqueurs ; le vicaire du village était son grand aumônier. Ils l'appelaient tous...
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