Incipit en attendant godot

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  • Publié le : 21 juin 2010
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Dissertation : sujet n°1 : La bestialité dans la bête humaine.

La Bête Humaine est le dix-septième tome des Rougon-Macquart.
Différents titres envisagés par Zola, avant qu'il n'opte définitivement pour celui de La Bête Humaine. A travers le titre, l'auteur cherchait avant tout un moyen de véhiculer des idées, des thèmes récurrents qui jalonnent son roman.

Ainsi, il a envisagésuccessivement des titres autour des thèmes suivants :

- la bestialité : "le réveil du loup", "les carnassiers", "les fauves", "l'homme mangeur de l'homme"
- la violence : "détruire", "la soif de sang", "l'homicide", "pour le plaisir"
- l’hérédité : "le meurtre ancestral", "né pour tuer", "l'ancêtre inconnu"
- le progrès : "le monde en marche", "sous le progrès", "civilisation"

Derrière ces recherchesd'un titre qui puisse réunir toutes ces idées et ces thèmes à la fois, se cache donc le titre final choisi par Zola, La Bête Humaine. Ce choix est très minutieux, dans le sens où il réunit en seulement trois mots l'essence même de l’œuvre de son auteur. Faudra expliquer les différentes figures de la bestialité, et la conjonction entre la bête et l'humain.

-la bestialité de l'homme
-labestialité et l'humanisation de la locomotive

- le crime : on retrouve la fameuse tare héréditaire de Lantier qui se manifeste sous cette envie indomptable d'égorger des femmes.
- le mouvement : c'est un roman qui est dynamique, où les personnages agissent, bougent, se déplacent.

I. la spécificité de la bête en tant qu'elle est humaine.

1. La bête humaine : l'homme primitif. En chacun denous, plus ou moins étouffé par la civilisation, se tapit un instinct de mort dont l'origine est incertaine; Jacques, à plusieurs reprises, se pose cette question (« Posséder, tuer, cela s’équivalait-il, dans le fond sombre de la bête humaine ? » page 228) angoissée. Tout ce passe en lui comme si cet être primitif, surgi dans les moments de crise d'origine sexuelle, agissait à sa place (« l’affreuxmal le reprenait, un tel vertige, qu’il s’en dégageait vite, glacé, terrifié de n’être plus lui, de sentir la bête prête à mordre. » page 309 »).
Dès Le Roman expérimental, Zola avait dénoncé ce fond d'animalité présent en tout homme: «Le terrible est que nous arrivons tout de suite à la bête humaine, sous l'habit noir comme sous la blouse. En haut, en bas, nous nous heurtons à la brute.» Et voicique, presque au terme de la série des Rougon-Macquart, il a décidé de fondre en un seul personnage les deux hérédités : celle de la tare familiale, qui trouve chez Jacques sa plus horrible expression, et l'héritage primitif qui la double et peut-être en accentue les effets.
→ Car en évoquant la bête dans le titre → celle qui sommeille en Jacques Lantier et qui le pousse à tuer les femmes quis’offrent à lui. Il passe de l’homme moderne, évolué à un être primitif.
→ contraste avec l'homme civilisé. On est en pleine révolution industrielle.

2. La bête : déterminisme ≠ humanité : liberté. Théorie naturaliste.
Pas le choix ici, victime de l'hérédité. L'hérédité ramène homme à la bête. victime totalement irresponsable de ses pulsions meurtrières à l’égard des femmes. Mais il sait guettépar la réapparition toujours possible de son mal, ce mal incurable que pour sa part il met sur le compte des générations d’alcooliques dont il est issu : « Et il venait à penser qu’il payait pour les autres, les pères, les grands-pères, qui avaient bu » (page 98). victime exemplaire de la fatalité biologique. ≠ figure tragique, destin, rôle des Dieux, là on est dans le sordide. → rôle de ladoctrine naturaliste. Les Rougon-Macquart.

3. la bête et le crime : la bête humaine : chez la bête, pas d'envie de tuer pour tuer : là si : folie meurtrière qui se déclenche lorsque apparaissent devant ses yeux les parties intimes d'une femme de l'époque (cou, jambe, ventre, seins, etc.). Sur le point de posséder sa cousine Flore, il préfère s'enfuir car il s'apprêtait à la tuer («Son unique...
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