Incipit-la peste-camus

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  • Publié le : 27 avril 2010
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La Peste est un roman bâti comme une tragédie en cinq actes : une brève ouverture situe l’action, en avril 194 ?, à Oran, une ville laide, sans âme, une cité moderne et « ordinaire ». La peste, terrifiante et absurde épidémie venue de nulle part, plonge la ville dans la douleur et oblige les habitants à l’exil ou la claustration. La cité demeure alors isolée pendant presque une année, hors dumonde. Le passage que nous allons analyser se situe à la toute fin du roman (avant-dernier chapitre). Nous sommes en Février, la maladie régresse peu à peu. Les portes de la ville s’ouvrent et les habitants, enfin libérés, n’oublierons jamais cette difficiles épreuve qui les a confrontés à l’absurdité de leur existence et à la précarité de la condition humaine. Bernard Rieux, médecin, se sauve del’absurde en se consacrant à sa tâche quotidienne, en perpétuant la vie contre tout ce qui peut la mettre en péril, accepte l’irrémédiable (comme la mort de sa femme). Il est le « révolté » du roman, qui tire sa grandeur de la conscience de ses propres limites. Jean Rambert est un journaliste de Paris incarnant le personnage de l’exilé, prisonnier de la ville, éloigné de la femme qu’il aime ; il tentede s’évader mais quant il pourrait y parvenir, il décide de rester. Enfin, notons que le roman n’est pas divisé en chapitres mais en cinq grande partie ; ces grandes unités narratives se prêtent elles mêmes à un découpage qui suit la progression dramatique de la maladie. C’est dans cet incipit que nous est présenté la banalité et la laideur de la ville d’Oran.
Comment Camus nous donne-t-il, dansson incipit, l’esprit de son roman ?
Après avoir étudié en quoi cet incipit est-il traditionnel, nous nous attacherons au symbolisme dégagé par la description de cette ville à la fois banale et sortant de l’ordinaire.
Cet incipit de La Peste à pour objectif, comme tous les incipit, d’introduire la trame, et ceci, par la description de la ville d’Oran, de l’époque, des habitants de la ville… Desles premiers mots du récit le narrateur ce fait chroniqueur et en fait appelle à la clairvoyance du lecteur, il prépare les événements qui vont suivre ; on relève « Les curieux événement qui font l’objet de cette chronique ». Le lecteur est alors mit en haleine, et continus avec curiosité sa lecture. Le narrateur décrit cette ville qui n’est « rien de plus qu’une préfecture française de la côtealgérienne » en soulevant de nombreux points négatifs : il la décrit comme « laide », le pronom personnel « elle-même » appui ce caractère. Autre trait qui ressort de cette ville, c’est son aspect morne. On peut lire qu’Oran ne possède ni parc, ni jardin, ni arbres, ni oiseaux, on ne peut y entendre ni froissements de feuilles, ni battements d’ailes. Cette énumération est appuyée par l’anaphore des« ni » et des « sans ». Ce manque en faune et en flore que l’on ne peut distinguer les changements de saisons, ils « ne se lisent que dans le ciel ».
L’auteur se fait dans ce récit le chroniqueur des événements qui se passent à Oran, il situe donc l’action dans le temps, en 194., c’est l’époque des grands régimes totalitaristes. « De l’avis général, ils [les événement] n’y était pas à leurplace » en effet la peste et une maladie datant de l’Antiquité, et pourtant surgissant de nulle part de notre temps. Une telle maladie n’a aucune raison d’apparaitre dans cette ville sur la cote algérienne. L’auteur fais ensuite une description des quatre saisons à Oran car en effet le récit dur sur une année est on rencontrera tous les climats.
Après avoir observé en quoi cet incipit est iltraditionnel, attachons nous à la banalité et la laideur d’Oran.
L’auteur fait ensuite une description des habitants de la ville, ceux-ci transmettent la même impression que nous transmet la ville. En effet il « travaillent beaucoup, mais toujours pour s’enrichir ». Leur activités sont ennuyeuses et routinières, on relève « On s’y ennuie et on s’y applique à prendre des habitudes ». Leurs plaisirs...
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