Incipit d'illusions perdues de balzac

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  • Publié le : 24 novembre 2010
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Le document que je propose d'envoyer consiste en une explication de texte. Il s'agit de l'incipit du roman de Balzac Illusions Perdues. Pour l'instant ,je n'ai pas de bibliographie à joindre à mon travail ( je le ferai dès que possible).

Cours sur Illusions perdues
Azhari

Explication de texte
L’Incipit (pp.61-62)

Cette première page d’Illusions perdues installe d’entrée de jeu lelecteur au cœur du roman, à savoir l’imprimerie. Evoquer cette dernière au seuil de l’histoire est, pour Balzac, une façon de dire l’importance que prendra la fabrication du livre dans le roman à venir.
La première partie de l’incipit résume très brièvement la situation de l’imprimerie de Province en opérant déjà un va et vient spatiotemporel, entre Paris et la Province, entre le passé et le présentde l’écriture, celui de la rédaction (1837) et le temps de l’histoire. Le deuxième mouvement met en scène le personnage de Séchard, après l’avoir introduit à la fin du premier. Ici, le narrateur recourt au passé, par le procédé de l’analepse, pour expliquer la situation présente du personnage. La mention de la date de 1793 met l’accent sur le rôle important que jouera l’Histoire dans Illusionsperdues.
L’évocation de l’Histoire, l’introduction de la vieille imprimerie du vieil imprimeur ainsi que la double opposition Paris /Province et passé/présent donnent à l’incipit du roman sa fonction programmatique. Mais cette première page, entant que premier contact entre le narrateur et le lecteur, a pour fonction également d’ancrer l’histoire dans la réalité, c’est-à-dire d’installerl’illusion réaliste, d’où cette insistance sur les détails qui sont là à la fois pour créer l’effet de réel’ propre au roman réaliste, et pour mettre en place la correspondance, propre au roman balzacien, entre les objets et les personnages. L’étude de cette page doit donc s’attacher à montrer les caractéristiques de l’incipit réaliste ( fonction programmatique, illusion réaliste, contrat de lecture,etc.).La première phrase du passage met l’accent sur deux époques. 1837, temps de la rédaction du récit, point temporel et position privilégiée qui permettent l’omniscience du narrateur ; 1821, date du commencement de la fiction, c’est-à-dire celle du temps de l’histoire ( « A l’époque où commence cette histoire »). En outre, les adverbes encore et toujours , opposés à maintenant, permettent lacomparaison contrastée entre « les petites imprimeries de province » et les grandes imprimeries de Paris.
Mais ce qui frappe le plus dans cette première phrase, c’est qu’elle nous introduit d’emblée dans ce qui sera le sujet principal du roman, à savoir l’imprimerie et le rôle qu’elle jouera quant à la création littéraire. C’est une ouverture à fonction programmatique. Or le programme annoncé icise fait sur le mode de la négation ; cela signifie que le lecteur, initié d’entrée de jeu, presque in médias res, dans les coulisses du livre, se trouve déjà averti de l’environnement malsain de la production de la littérature, et que le roman à venir se chargera de décrire. S’inscrit également dans ces premières lignes un autre élément de l’écriture réaliste : le groupe « cette histoire » nedésigne pas seulement l’histoire événementielle racontée par Illusions perdues ( la fiction), mais, du fait de sa fonction métalinguistique – un déictique désignant le livre- ( commence déjà ici le métadiscours qui jalonnera tout le récit de IP.), suggère que le roman se chargera de raconter sa propre histoire. Conformément donc au modèle de l’incipit réaliste, le groupe « cette histoire » constitueun élément du contrat de lecture puisqu’il oriente le lecteur et lui suggère le mode de lecture qu’il sera appelé à adopter au cours de son parcours du roman : Illusions perdues sera un discours sur le roman, le roman de la littérature.
La deuxième phrase du texte permet au narrateur de passer du général( les presses de Stanhope / la province) au particulier ( la presse parisienne/celle...
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