Inconnu

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  • Publié le : 30 avril 2011
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Tout le service de chirurgie de l'hôpital est prié de se rendre immédiatement en salle de conférence.
L'hôpital était en pleine effervescence. J'entendais de tous côtés des cris, des pleurs, des rires, des soupirs. L'hôpital était un endroit fantastique, intriguant. Il pouvait être à la fois l'endroit le plus merveilleux et l'endroit le plus sombre de votre vie. On y sauvait des vies, on enperdait d'autres.
Le haut-parleur qui venait d'annoncer la réunion du service de chirurgie n'attendait plus que moi. C'était moi, la résidente transférée de Boston pour des motifs incertains. On me héla dans mon dos :
Mademoiselle, vous ne pouvez pas vous promener dans les couloirs. Si vous cherchez un médecin, je vous prierai d'aller attendre dans la salle prévue à cet effet.
Quelamabilité, quand même ! On m'avait prévenue que l'accueil des médecins de la côte Ouest n'était pas spécialement chaleureux.
Le jeune médecin me contempla bouche bée.
Je suis le Docteur Miller, j'ai été transférée ce matin. Vous m'emmenez à la salle de conférence, je me perds ici ?
Oui, euh.. Bien sûr, bredouilla mon interlocuteur. Moi, c'est le Docteur Karev.
Enchantée,répliquai-je arborant mon plus beau sourire.

Visiblement le docteur Karev n'était pas très au courant de ma situation. Tant mieux, il y avait certaines choses dont je n'avais pas très envie de parler. Aussi, je plantai mon nouvel ami et me dirigeai vers l'estrade où un homme aux cheveux grisonnants m'attendait. Il s'agissait du Chef de chirurgie, enfin d'après ce que son badge m'indiquait. Un bel homme,il avait un charme et ses deux rangées de dents blanches ne gâchaient rien puisqu'elles permettaient de mettre en valeur sa peau noire.
Docteur Miller, nous n'attendions plus que vous.
Je suis prête, monsieur.
Je l'espère, répondit-il l'air grave.

Eh bien, bonjour, lançai-je à l'assemblée. Je suis le docteur Miller, actuellement résidente en chirurgie. J'ai été transférée cematin depuis le Massachusetts General Hospital, à Boston. J'ai.. hum.. je vais présenter le cas d'une patiente. Marissa Miller, 54 ans. Elle a été diagnostiquée d'un Alzheimer précoce il y a sept ans. Elle a déjà subi deux opérations neurologiques et cela n'a eu aucun effet sur la maladie. Cependant, Mme. Miller a déjà eu huit jours de lucidité successifs et..
Une clameur s'éleva du public etune nuée de questions m'assaillit. Je retins mon souffle. Je détestais cette situation. Les médecins, face à un miracle, étaient la plupart du temps perplexes et incrédules. Admettre que les miracles existaient, c'était comme renier leur famille d'accueil, renier la science entière.
Ignorant les cris de l'assistance, j'enchainai :
Nous sommes venues ici pour tester l'essai clinique dudocteur Derek Sheperd.
Une voix s'éleva, plus grave :
Et, quelle est votre relation avec la patiente ?
C'est ma mère.

Je répondis à toutes sortes de questions plus ou moins pertinentes et une demi-heure plus tard, c'étaient les raisons de mon départ précipité qui suscitaient l'attention. Cela m'énerva. Une femme était malade et tout ce qui intéressait ces docteurs était desavoir si oui ou non j'avais été licenciée de mon précédent boulot.

On m'affecta une résident plus entrainée que moi pour une période de probation d'environ deux semaines. Cristina Yang, une charmante asiatique qui selon les dires d'Alex était froide comme de la glace. Selon moi, une résidente qui enseignait à des élèves se devait d'être le plus exigeante possible d'autant plus quand il s'agissaitde sauver des vies.
Je priai le Chef pour que les véritables raisons de mon arrivée ici ne soient pas ébruitées. Il me le promit cependant qu'il pensait que cet hôpital était le dernier endroit au monde où garder un secret était envisageable.
A mon grand étonnement, je reçus des marques de sympathie d'un bon nombre de médecins. Le docteur Sloan m'assura que vivre ici serait un jeu d'enfant...
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