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  • Publié le : 12 décembre 2011
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Les étapes du mourirUne sémiologie de fin de vie existe réellement et a été décrite la première fois par une américaine, le Dr. Kübbler-Ross. Ces étapes ne sont pas décrites de manière chronologique. La personne mourante peut les aborder sur une seule journée ou bien sur plusieurs semaines et dans n’importe quel ordre.Le déni c’est un mécanisme de défense dans le refus du diagnostic fatal. Lapersonne nie, mais elle a peur. C’est une période génératrice d’angoisses insupportables. Cette période, en général, est mieux vécue par l’entourage, car elle empêche le discours sur la mort du proche.La colèrePourquoi moi ? Pourquoi maintenant ? La personne refuse la réalité et est souvent agressive vis-à-vis du personnel soignant et de l’entourage. Ces bien-portants lui rappellent, sans cesse,tout ce dont elle est désormais privée. Cette colère, signifie aussi : “si je suis en colère, c’est que vous pouvez entendre ma voix, et donc je suis encore en vie !”.La négociation avec la mort ou marchandage“si je dois mourir, ce ne sera pas avant le mariage de ma petite fille, ...", “... pas avant la naissance de mon petit-neveu”. Selon les projets personnels ou familiaux importants, lespersonnes en fin de vie “marchandent” le temps qui leur reste à vivre.La dépressionC’est le temps de la tristesse, devant la réalité imminente de la séparation avec tous ceux que l’on aime.L’acceptationL’être vivant s’emplit de sérénité et accepte son départ. C’est une période très calme où les échanges humains sont souvent d’une très forte intensité.Les étapes du deuilLa séparation définitive avec unêtre aimé est une épreuve bouleversante. Ces différentes étapes qui jalonnent le deuil sont des réactions normales dont la durée varie selon le vécu des personnes et ne sont pas forcément pathologiques. Elles peuvent le devenir si une personne reste figée dans une de ces étapes.La tristesse d’une séparation n’est pas à confondre avec une dépression, c’est une réaction normale. Parmi les étapes dudeuil, on distingue généralement :L’anesthésieLe monde s’est arrêté de tourner, le temps n’existe plus... Il y a une perte de contact avec la réalité. Les personnes se sentent dans un état second, en état de choc. C’est la sidération, on ne peut croire à ce qui vient de se passer.La phase de rechercheC’est une période où l’on cherche à retrouver l’être aimé. C’est une période angoissante, car on apeur de ne plus entendre sa voix, on a peur même de ne plus reconnaître cette voix. On a peur de ne plus reconnaître non plus les traits de son visage, ses mimiques, ... On se sent dépossédé de l’être aimé. On recherche partout autour de soi les habitudes de l’autre qui habillaient notre vie.C’est une phase où beaucoup de personnes ont l’impression de vivre des signes indirects de la présence decelui qui les a quittés : “je sens sa présence près de moi”, “je crois parfois entendre sa voix”, “je pressens qu’il essaie de me contacter”, “elle est venue me voir en rêve”, “ il me protège, je le sens.”...C’est une période de grande vulnérabilité, où les personnes ne sont pas à l’abri de charlatans, qui peuvent imposer leur pouvoir d’influence.La phase de dépression réactionnelleCette étapedevient pathologique, si elle persiste trop longtemps. C’est une phase de profonde tristesse qui intervient à distance du décès, lorsque la vie de son entourage, si présent au moment du drame, a reprit son rythme quotidien, alors que le rythme de la personne endeuillée est toujours au ralenti.“Comment peuvent-ils l’avoir oublié aussi vite ?”, “Ils ne voient donc pas que je suis triste et que jesouffre ?”C’est une étape très difficile, car la souffrance y est très forte, exacerbée par le sentiment que les autres ne comprennent rien à cette détresse. Les émotions y sont très vives et sont en étroites relations avec le vécu.La phase de restructurationC’est l’intégration du deuil dans une histoire personnelle. Ce n’est en aucun cas l’oubli de celui ou celle qui nous a quittés, mais c’est...
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