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  • Publié le : 13 mars 2010
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Le 17 juillet 1791 : la fusillade du Champ de Mars

A ce moment de l’histoire de la Révolution, il existe deux clubs en présence. Les Cordeliers, radicaux dans les solutions qu’ils proposentdemandent aux députés de l'Assemblée Constituante de proclamer la déchéance du monarque et l'avènement de la République, suite à la fuite du Roi, quoiqu’ils avaient déjà forgé une devise avant même cetévénement : « Liberté, égalité, fraternité ». Chez les Jacobins on se montre moins convaincu de l’utilité d’une république, on préfère temporiser. A leur tête, Barnave, un Grenoblois, se montre même méfiantet craint les débordements, crainte partagée par les constitutionnels, députés modérés qui en ont assez du climat révolutionnaire.
Le roi s’est enfui ? Non, disent en chœur Barnave et lesconstitutionnels, il a été enlevé par l’étranger qui voulait le protéger !
Mensonge, répliquent les Cordeliers et leurs troupes populaires en colère : Louis XVI lui-même a laissé une lettre rendue publique oùil a expliqué pourquoi il s’est enfui ! Oui, répondent les députés constitutionnels, mais elle est sans valeur ! Et ils rétablissent dans ses fonctions Louis XVI pardonné, le 15 juillet 1791. C’enest trop pour les Cordeliers.
Ils lancent une pétition le 16 juillet 1791, soutenus par Danton et Marat. Les pétitionnaires réclament «un nouveau pouvoir constituant» pour «procéder d'une manièrevraiment nationale au jugement du coupable et surtout au remplacement et à l'organisation d'un nouveau pouvoir exécutif». Le 17, ils sont plus de 5 000 au Champ de Mars à venir signer cette pétition surl’autel de la patrie. La garde nationale, aux ordres de La Fayette, est chargée de contenir les débordements. Des pierres sont lancées sur la garde, on se bouscule, on se bat ; un nommé Fournier pose lecanon de son pistolet sur la poitrine de La Fayette. Bailly, maire de Paris et révolutionnaire modéré, donnent ses ordres : la garde recule, se met en position, tire, charge et sabre. Le peuple...
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