Ingenu de voltaire

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  • Publié le : 31 octobre 2009
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Au XVIIIème siècle, Les philosophes des Lumières, dont leur principe est la raison luttnt contre l’intolérance, l’inégalités et denoncent les abus de la socité
Ainsi, Voltaire, philosophe des Lumières publie L’Ingénu en 1767. Cet extrait relate les aventures d’un Huron (« l’Ingénu »), qui, se rend à Versailles pour y rencontrer le roi, ce qui va se révéler impossible. Voltaire profite del'occasion pour dénoncer un système politique où la hiérarchie écarte du roi ses sujets, où chacun fuit ses responsabilités.
Cette œuvre est un conte philosophique qui s’inscrit dans un registre satirique. En effet, Voltaire utilise ce genre littéraire pour divertir le lecteur mais en même temps pour dénoncer un système politique.
Nous allons dans un premier temps étudier les éléments d’un récitdivertissant et nous verrons par la suite la mise en place d’une critique implicite.

Nous allons étudier les éléments d’un récit qui divertit le lecteur. Tout d’abord, nous pouvons le prouver par la présence du discours direct. Les paroles de l’Ingénu et du garde sont rapportées directement sous forme de dialogue («  Monsieur, lui dit, le voyageur, vous êtes un brave homme..) l.6 « Monsieur,lui dit le voyageur, vous me paraissez … L .7 Le lecteur peut connaître tous les dialogues, ce qui entraine un rythme vivant. Le peu de description faite par l’auteur favorise également un certain dynamisme du texte.
De plus, le schéma répétitif de l’action entraine l’amusement du lecteur. En effet, le garde que l’Ingénu a rencontré alors qu’il souhaitait s’entretenir avec le roi, par unraisonnement strict tournant vers l’absurde, descend dans la hiérarchie et empile les intermédiaires (il faut parler au premier commis de Mr Alexandre, premier commis de Mgr de Louvois représentant Sa Majesté ; on note la récurrence de l’expression « C’est comme si vous parliez à… » Ainsi que l’ironique « Il est encore plus difficile de parler à monseigneur de Louvois qu’à Sa Majesté »). Qui révèle qu’ilest plus difficile de parler aux représentants du Roi, qu’au Roi lui-même. Ces procédés amènent une situation extravagante qui amuse le lecteur.
Enfin, l’humour du texte est renforcé par la naïveté du héros éponyme de l’œuvre. Nous observons sa naïveté par sa méconnaissance des usages de la Cour, ainsi à la ligne 11, « le garde, ravi de trouver un brave de sa province, qui ne paraissait pas aufait des usages de la cour » prouve que l’Ingénu n’est pas habitué aux usages de la Cour. Le personnage ne connait pas les règles et ne comprends pas qu’il soit aussi difficile de parler au Roi. A la ligne 3, après avoir demandé à quelle heure il est possible de voir le Roi, « les porteurs de chaises lui rient au nez ». Cette réaction moqueuse des personnes de la Cour envers l’Ingénu prouve larequête invraisemblable faite par le héros ainsi que sa naïveté. Egalement à la ligne 11, lorsque l’Ingénu demande au garde de le « mener dans la chambre du Roi », le garde « lui apprit qu’on ne parlait pas ainsi au Roi ». Cette réponse renforce l’idée de méconnaissance des usages de la cour de l’Ingénu. De plus, nous pouvons observer sa naïveté à travers ses requêtes invraisemblables. En effet dansle dernier paragraphe, alors que le commis lui dit qu’on lui accorderait la permission d’acheter une lieutenance, l’Ingénu demande entre autre une compagnie de cavalerie ainsi que de parler au Roi en échange de cinquante mille familles. Tous ces procédés rendent le récit amusant pour divertir le lecteur afin de « mettre la critique plus en avant » « faire ressortir la critique faite contre lasociété plus probable »

Nous allons désormais voir comment Voltaire fait une critique implicite de la société grâce à cet apologue. Tout d’abord nous allons étudier la critique de la cour et de la non reconnaissance des talents par Voltaire. Ensuite nous étudierons comment cette satire est mise en place grâce aux armes de la critique. Tout d’abord, Voltaire critique la lourdeur et la...
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