Inquisition de goa

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  • Publié le : 13 décembre 2010
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L'inquisition de Goa

La relation de Charles Dellon

Nous allons étudier un extrait du chapitre XIV et XV tiré de l’ouvrage « Relation de l’inquisition de Goa », de Charles Dellon ainsi que trois gravures, copies de celles publiés dans ce même ouvrage.
L’ouvrage dont est tiré le texte est un témoignage dont la rédaction fut achevé en 1683. Publié pour la première foi en 1687, ce n'estqu'en 1709 que l'auteur rompt l'anonymat pour publier une nouvelle édition revue, corrigé et augmenté par lui même. L’édition d'origine comporte neuf gravures réalisées par pierre Paul Sevin et Cornelis Martinus Vermeulen. Les gravures que nous allons étudier ne sont pas les originales. Elle font parti des nombreuses copies réalisées par différents auteurs de l'époque et publiées dans des études surla religion ou l'inquisition. Alors que nous ignorons les auteurs des deux première gravures, la troisième, qui représente "la procession de l'inquisition", fut réalisée par R. Picart et publiée dans son ouvrages « Cérémonies et coutumes religieuses de tous les peuples du monde » parut en 1723.
L'auteur, Charles Dellon est née vers 1650 a Agde, dans l’actuel département de l’Hérault, dans unefamille de commerçant bourgeois catholique. Il reçoit une formation de médecin auprès de son oncle Jean Chastelin, maitre chirurgien. En 1668, a l’âge de 18 ans, il s'engage comme second chirurgien à bord du vaisseau La Force de la compagnie française pour le commerce des Indes fondé 4 ans plus tôt, en 1664. Après quelques pérégrinations, il s’installe a Daman, ou il sera emprisonné le 24 aout1673 accusé a tort d'hérésie par un gouverneur jaloux. Transféré a Goa, il restera en prison jusqu'à l’autodafé du 12 janvier 1676, ou il fut reconnu convaincu d’hérésie, banni de l’Inde et condamné à 5 ans de galères au Portugal. Libéré en juin 1677, grâce à ces relations avec l'évêque de Maux, il rentre en France ou il commence la rédaction de cette ouvrage.
A travers le récit de son expérience,il nous fournit un témoignage inestimable sur l’inquisition d’orient et ces structures qu'il n'hésite pas a critiquer. Publier un ouvrage contre l’inquisition dans l’Europe catholique de la fin du XVIIe siècle n’était pas chose facile. L'Europe chrétienne traverse une crise sans précédent marqué par des guerres de religion et l'instauration de l'inquisition dans certain royaume chrétien. EnFrance, ou le texte parait deux ans après la révocation de l'Edit de Nantes et à l'apogée des persécutions contre les protestants, Louis XIV, symbole du gallicanisme est en conflit avec la Papauté. Ce conflit ouvert justifie certainement le soutien apporté par Bossuet à notre auteur et explique le privilège royale dont jouit la seconde édition de ce livre parut en 1688.

Dans cet extrait, CharlesDellon détaille le processus de mise en accusation par le Saint-Office (tribunal de l’inquisition) et les étapes qui amènent à la condamnation et à l’exécution de la sentence. Les informations données par l’auteur sont largement enrichis par les gravures qui représentent en détaille trois scènes fondatrices de l’inquisition : La procession, l’Autodafé et une figures détaillé de l’habille d’uncondamné au feu qui évite le buché pour avoir confessé ces fautes.
Comment, à travers la description que nous fait l'auteur de l'inquisition, souligne t il les éccès et les incohérences de l'inquisition mais aussi la crise morale que traverse la justice ecclésiastique.
Pour répondre à cette problématique nous aborderons dans un premier temps la place de l'inquisition dans la société et les usages despouvoirs qui lui sont concédé. Nous analyserons ensuite le caractère symbolique et rituel de l'application de la justice ecclésiastique, mise en scène de sa puissance et de sa légitimité. Enfin dans un dernier mouvement nous analyserons les critiques faites par l'auteur à l'inquisition et les conséquences qu'il tente de mettre en avant dans ce pamphlet.

L’inquisition est une justice...
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