Intégration de la turquie dans l'europe

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  • Publié le : 26 avril 2010
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Intégration de la Turquie dans l’Europe

Géographie :

D’un point de vue purement géographique, l'Europe est usuellement séparée de l'Asie à l'est par le massif de l'Oural et le fleuve Oural. Au sud-est, la mer Caspienne, le massif du Caucase, le détroit du Bosphore la sépare du Proche-Orient. Les limites géographiques de l'Europe n'incluent donc pas a priori le territoire de la Turquie, quel'on situe généralement en Asie mineure.

Relations commerciales :
Depuis 1980, la Turquie a fortement accru ses exportations et ses importations. Ainsi, la part des exportations dans le PIB turc est passée de 7 % en 1980 à 21 % en 1987. Le montant de ces exportations a augmenté de 12,9 milliards de $ en 1990 à 46,8 milliards en 2003, cependant que les importations sont passées de 22,3 à 68,7milliards .En 2002, sept des dix principaux clients et fournisseurs de la Turquie appartiennent à l'Union européenne (l'Allemagne, l'Italie, la France, la Grande-Bretagne, l'Union économique belgo luxembourgeoise, les Pays-Bas et l'Espagne). Ils absorbent à eux seuls 45,4 % des exportations turques, contre 14 % pour les pays de l'Organisation de la conférence islamique, 9,2 % pour les États-Unis et1,8 % pour les républiques d'Asie centrale. Les droits de douane avec la CEE/UE ont été abaissés par l'accord d'Ankara (1963), le protocole additionnel de 1970, le traité de 1992, puis supprimés par l'accord d'union douanière, signé en 1995 et effectif depuis le 1er janvier 1996.
Intégration demandée depuis longtemps :
La Turquie, pays appartenant à l'Asie mineure, participe très tôt à laconstruction européenne. Elle est membre fondatrice de l'Organisation européenne de coopération économique (1948) et adhère dès 1949 au Conseil de l'Europe. Déjà, en 1930, le mémorandum présenté par Alexis Léger sur l'unification européenne fut critiqué par certains Européens parce qu'il ne mentionnait pas la Turquie.
Le 11 novembre 1957, le Premier ministre turc présente son programme. Il annonce quela Turquie entend participer aux initiatives telles que la Communauté économique européenne, appelée Marché commun à cette époque, et qu'elle souhaite que ces initiatives conduisent à une Union politique européenne.
Le 31 juillet 1959, dix-huit mois seulement après l'entrée en vigueur des traités de Rome, la Turquie a présenté sa demande d’association à la CEE. En 1961, lorsqu'une nouvelleConstitution turque est adoptée, un alinéa est rajouté à l'article 65, concernant la ratification des traités internationaux, afin de faciliter l'adhésion turque à la CEE.
La Grèce avait présenté sa demande le 8 juin 1959 pour un accord d’association avec la Communauté économique européenne entrant en vigueur le 1er novembre 1962. Celui avec la Turquie entra en vigueur le 1er décembre 1964.
Audépart, la France était vraiment hostile à l'association de la Turquie. Celle-ci ressentit durement le refus de négociation, opposé par la France, au Conseil des ministres européens des 26 et 27 septembre 1961. Puis, la position de la France a évolué. Selon Georges-Henri Soutou, trois raisons expliquent cette évolution :
• D'une part, les dirigeants français ont compris qu'il s'agissait pour laTurquie d'une question existentielle.
• D'autre part, l'accord de la France faisait partie d'un accord global avec les Allemands, pour que ceux-ci acceptent la convention d'association avec les États africains et malgaches, signée à Yaoundé le 20 juillet 1963.
• Enfin, la politique extérieure de la France avait évolué durant cette période et la Turquie pouvait constituer un élément importantde cette nouvelle politique.
Le 27 juin 1967 le président de la République de Turquie est reçu à l’Élysée par Charles de Gaulle. Ce dernier déclara : « En Europe, […] l'intérêt de nos deux Républiques n'est-il pas de conjuguer leurs efforts pour qu'au lieu de l'opposition stérile de deux camps s'établissent la détente, l'entente et la coopération entre tous les peuples de notre continent »....