Internationamisation des echanges

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  • Publié le : 17 décembre 2011
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DISSERTATION : L’internationalisation des échanges entraîne-t-elle une uniformisation culturelle mondiale ?
DOCUMENT 1

Proportion de pages web composées dans une langue donnée (en %)
| |1996 |2003 |
|Portugais |1|3 |
|Italien |2 |4 |
|Français |4 |5|
|Espagnol |4 |6 |
|Allemand |1 |7 |
|Autre |14|32 |
|Anglais |74 |43 |

Note : les données sont arrondies
Source : Unesco, sommet mondial sur la société de l’information, 2005

DOCUMENT 2

« Au vu du panorama mondial du cinéma,du livre, des médias, des nouvelles technologies, et de leur économie, ce qui frappe, c'est l'extraordinaire diversité des situations par pays et à l'intérieur de chaque pays. Cette conclusion se renforce du fait que la culture industrielle au sens le plus large est très inégalement répartie à la surface du globe. Du côté de la production des biens et des services culturels, les paysindustrialisés du triangle Amérique du Nord-Europe-Asie riche exercent une hégémonie. Du côté de la réception des contenus culturels et de la consommation, on retrouve ces mêmes régions en première ligne. De plus, tous les pays du monde sont gagnés peu ou prou par l'industrialisation de la culture et par les flux mondiaux de marchandises à valeur culturelle, en fonction de leur degré de richesse et dedéveloppement. Au sein même de ces pays, seules les couches les plus favorisées de la population sont touchées par ces phénomènes et les disparités peuvent être énormes. En Afrique subsaharienne, par exemple, une frange riche de la population vit en ville, possède TV, antenne parabolique, vidéo, radio, ordinateur avec branchement« web », et maîtrise l'écriture, la lecture et les langues de grande diffusioncomme l'arabe, l'anglais ou le français. Dans les villages, à 15 kilomètres de la ville, il n'y a ni eau courante ni électricité. Les paysans qui y vivent ne disposent ni du matériel ni des ressources financières ou culturelles de leur donner accès à une consommation de type urbain.
Le terme de « mondialisation» de la culture est donc impropre si l'on entend par là une répartition des biensculturels industrialisés et marchandisés sur l'ensemble de la planète. Ce qui frappe l'observateur, c'est l'extrême inégalité entre pays, et entre catégories sociales à l'intérieur d'un même pays, devant les flux mondiaux de la culture industrialisée »
Jean-pierre Warnier, La mondialisation de la culture, collection Repères, éditions La découverte, pp 57-58, 2004

DOCUMENT 3

« Marc Chemillier etEric de Dampierre, qui sont des ethnologues, constatent que l'art zandé et nzakara du chant et de la harpe s'est perdu depuis les années cinquante. En Mélanésie, Annette B. Weiner a pu constater que les rites agraires, les échanges cérémoniels et les techniques de construction de canots océaniques observés par Malinowski au début du siècle étaient en grande partie abandonnés, voire tombés...
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