Interview nicolas ancion

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  • Publié le : 7 juin 2011
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Interview de Nicolas Ancion pour le site Babelio.com

Nicolas, vous vous êtes essayé au théâtre, à la poésie, à la prose (romans et nouvelles) et même à la bande dessinée.
Comment expliquez-vous cet éclectisme?
Je suis toujours partant pour de nouveau défis. Je n’ai pas envie de répéter à l’infini les mêmes idées, les mêmes recettes, les mêmes textes finalement. Le meilleur moyen de seremettre sans cesse en question, à mes yeux, c’est de se lancer dans des projets d’écriture très différents. A l’heure actuelle, cela veut dire l’écriture de scénario pour le cinéma, de livres pour enfants et de pièce de théâtre pour marionnettes… Si on me propose un projet inédit et emballant, j’ai du mal à refuser.

Dans quel genre vous sentez-vous le plus à l'aise et pourquoi?
Je pense que lanouvelle est le format que je maîtrise le mieux. Parce que j’en ai déjà écrit quelques dizaines, dans des genres assez différents, d’une part, et parce que c’est une longueur qui convient bien à mon tempérament. Je vois un personnage plongé au cœur d’une scène précise, j’ai l’intuition que son projet est foireux et je peux me lancer dans l’écriture, je n’ai pas besoin de plus de matériaux. Troisheures d’écriture plus tard, la première version du texte est bouclée.

Vous aviez vingt-quatre ans quand a été publié votre premier roman Ciel bleu trop bleu.
Avez-vous toujours été passionné par la littérature?
Oui, j’ai toujours aimé qu’on me raconte des histoires, déjà avant de savoir lire moi-même, j’ai grandi dans un théâtre de marionnettes ; le métier de mes parents, c’était de raconter deshistoires. Il y avait beaucoup de livres à la maison, des BD et des chansons de geste, des beaux livres et de la poésie, j’ai toujours aimé lire, j’ai toujours été un lecteur sans le sou, dans les bibliothèques publiques et les librairies d’occasion. La littérature, c’était ma manière de voyager.

Y a-t-il des auteurs qui ont animé ou confirmé en vous le plaisir de lire et/ou l'envie d'écrire?Il y en a tant que c’est bien difficile et injuste d’en citer certains, mais je peux en nommer quelques uns qui m’ont donné envie d’écrire à mon tour : Boris Vian, Eugène Savitzkaya, Jacques Sternberg, Fernando Arrabal … Pour le plaisir de lire, ce sont surtout des livres que je citerais, plutôt que des auteurs. Récemment, je pense à « La maison des feuilles » de Mark Z. Danielewski ou « Epépé »de Ferenc Karinthy, mais aussi « 325000 francs » de Roger Vailland ou « Les racines du mal » de Dantec.

Récemment, j'ai appris sur votre blog Post-it littéraire que vous aviez lu une bonne centaine d'auteurs belges dans le courant de la décennie précédente.
S'agissait-il là d'un défi que vous vous étiez lancé?
Quelles ont été vos motivations pour cela ?
Quand j’avais dix-sept ans, j’airemporté un concours d’écriture et on m’a offert un bon de 60 euros dans une librairie qui ne proposait que les œuvres de littérature belge au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. J’ai regardé les rayonnages. Il y avait quelques noms que je connaissais comme Jean Ray, Maurice Maeterlinck ou Henri Michaux mas surtout des étagères entières de textes inconnus. J’avais l’impression de pénétrer dans lacaverne d’Ali Baba ou de découvrir un trésor englouti. Tous ces livres m’avaient été cachés pendant ces années d’école ! Je suis reparti avec Jean-Philippe Toussaint, Eugène Savitzakaya, André Baillon et je suis tombé sous le charme. Tous ces auteurs avaient un imaginaire bien à eux mais nourri par des réalités qui étaient proches des miennes, ils me parlaient comme de vieux amis. Du coup, d’un auteurj’ai rebondi vers un autre, suivant certains éditeurs et certaines collections (Passé Présent chez Jacques Antoine et Espace Nord chez Labor, deux collections qui on republié les textes introuvables des lettres belges), pour finir par lire vraiment beaucoup d’auteurs du grand nord francophone européen.
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Ces compatriotes vous ont-ils influencé dans votre travail?
Si vous deviez retenir...
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