Interview notaire

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  • Publié le : 22 mars 2010
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L’interview de maître Solin, notaire à Paris

Depuis combien de temps exercez-vous ce métier?
Je l’exerce depuis 6 ans, mais j’ai ouvert mon propre office il y a un an.

Quelle formation avez-vous suivie?
J’ai suivi la formation par voie universitaire jusqu’à la quatrième année, je suis rentré dans le centre de formation des métiers du notariat dans lequel j’ai passé deux ans.

Combienvous ont coûtez vos études?
Pour ce qui est de l’université en elle-même ça ne m’a pas coûté trop cher ,c’est plus ce qu’il y a autour comme quand on est dans une ville étudiante où il faut payer un loyer, la nourriture et bien sur les frais de documentation, il faut acheter tous les codes et autre livres.
En ce qui concerne le centre formation c’était 3500 euros l’année.

Quelles ont été vosprincipales contraintes pendant vos années d’études ?
Et bien de je n’en ai pas eu spécialement mise à part le côté financier.

De quelle taille est votre étude en matière de personnel?
Et bien c’est une étude de petite taille, dans laquelle quatre autres personnes travaillent avec moi. Il y a un clerc de formalités préalable, car il y a des formalités à passer avant l‘acte, un clerc deformalités postérieure et deux notaires stagiaires du centre de formation.

Combien d’heures faites-vous en moyenne chaque semaine?
J’en fait beaucoup, car je débute alors je n’ai vraiment pas le choix: 45 à 50 heures par semaines.

Combien gagnez-vous par mois, si cela n’ai pas trop indiscret?
Je ne peux pas vous donner de base précise, c’est très aléatoire selon les régions parce qu’on estrémunéré à un certain pourcentage sur la valeur des transactions. Donc que vous soyez notaire dans l’Avérons, où l’on va négocier des petites parcelles à 2000 euros ou en région parisienne, où l’on va négocier le moindre mètre carré à 10000 ou 15000 euros, c’est pas du tout la même chose. Aujourd’hui, je gagne moyennement bien ma vie, 4000 à 5000 euros, mais j’ai un emprunt pour l’étude, le matériel…Il faut aussi savoir que lorsque vous sortez du centre, vous êtes notaire stagiaire pendant deux ans, vous êtes ensuite notaire assistant, donc en quelque sorte vous faite exactement la même chose qu’un clerc, c’est-à-dire que vous faites le même travail, sauf que vous avez un peu plus de connaissance donc on puise encore un peu plus sur vous. En plus de cela il ne faut pas s’attendre à unereconnaissance extraordinaire. Vous savez déjà que les places sont limitées, vous avez un numérus clausus ce qui veut dire peu de perspective d’évolution dans les études. Ce n’est pas évident, il faut avoir de la volonté. Il faut surtout trouver une étude, on vous dira qu’une étude de notaire c’est cher, mais un organisme bancaire d’État pourra vous prêter la somme sans problème.
Par exemple àPerpignan comme partout ailleurs vous avez toujours le fils, la fille, le neveu ou la nièce qui est derrière. Moi j’ai eu l’opportunité de passer un concours de création, ce qui est assez rare, ça n’était pas arrivé depuis longtemps. Il se trouve qu’il faut renouveler les notaires car il va y en avoir beaucoup qui vont partir à la retraite, donc ils ont fait beaucoup de concours de création. Mais j’ai eubeaucoup de chance, vraiment car ce n’est vraiment pas évident de trouver un office à acheter. J’ai été dans une structure où il y avait déjà les fils, où il y avait une notaire salarié, où effectivement, il y avait un projet d’association, mais c’était dans 10 ans ou dans 15 ans. Je ne faisais pas 35 heures mais 42 heures parce que quand vous êtes là, et que vous aimez ce que vous faites etqu’en plus vous recevez la clientèle, qu’on vous apprécie…Vous donnez de votre temps ce qui est normal et vous gagnez 250 euros de plus que la secrétaire. Donc au bout d’un moment c’est démoralisant. Je ne fais pas parti de ces gens qui ne sont pas issu du notariat et il a une certaine frustration mais pas financière, c’est aussi une frustration de reconnaissance. Moi avant de faire du droit,...
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