Interview d'aristophane

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  • Publié le : 16 octobre 2010
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Interview d'Aristophane

Journaliste 1 : Aujourd'hui nous avons, en exclusivité pour vous, une personnalité qui fait très peu d'apparition public. « .... » je te laisse le plaisir de nous présenter notre invité...

Journaliste 2 : Merci « .... » c'est un poète comique grec du Ve siècle av. J.-C., né vers 450–445 et mort vers 385 av. J.-C. Et oui nous recevons aujourd'hui un auteurposthume, voici Aristophane !

Aristophane : Kalimera !

Journaliste 1 : Plus de 26 siècle est pas une ride, incroyable !

Journaliste 2 : Parlons sérieusement « journaliste 1 » alors Aristophane , vous vous êtes très vite tournée vers le théâtre, parlez nous un peu des thèmes de vos pièces

Aristophane : J'ai écrit plusieurs œuvres dont les Cavaliers , Les Nuées, Les oiseaux , Les Grenouillesmais j'aimerai m'étendre plus particulièrement sur « Les guêpes »

Journaliste 2 : Pourquoi cette œuvre et pas une autre ?

Aristophane : Je pense que c'est celle qui représente le mieux la politique de mon époque, je me suis permis de critiquer la politique de ma cité,les personnages importants d'Athènes, les mœurs de certains de mes contemporains ...
Dans Les guêpes, je tourne au ridiculel'organisation des tribunaux athéniens et les manies des juges. Il y avaient des délateurs qui, en vertu de la loi sur l'ostracisme, pouvaient conserver pour eux-mêmes le cinquième de l'amende à laquelle était condamné le riche, en outre contraint à l'exil. Vous pouvez imaginer facilement la manie des procès qui s'est emparée d'Athènes et l'empressement des délateurs auprès des juges dontdépendait le sort de leurs combines. Quand on sait que les juges étaient choisis au hasard et rémunérés, on imagine aussi qu'il y ait eu force candidats chaque matin au moment du tirage au sort. Les guêpes, ce sont les juges et leurs alliés les délateurs. On pouvait d'ailleurs être tour à tour l'un et l'autre. Je ne me suis pas limitée à dénoncer un travers, la «judicardite», et à ridiculiser ceux quile portent à son comble: les paysans devenus juges. J'y ai diagnostiqué un mal plus profond, la dégradation de la démocratie en démagogie.

Journaliste 1 : Mais les politiciens dans tout cela ? A cette époque, les dirigeants n'appréciaient guerre la liberté de ton des auteurs comiques ?

Aristophane : Oui, j'ai vécu à une période assez difficile de l'histoire d'Athènes, la cité avait étévaincue par Sparte suite à la guerre du Péloponnèse. Ce qui a entrainé des tentions et l'humour n'était pas tellement ce que les politiques appréciaient le plus. Mais vous voyez aujourd'hui encore on parle de moi, la politique ne pouvait rien contre mes œuvres étant donné que ma critique était juste.

Journaliste 2 : Vous aviez particulièrement une dent contre Cléon ?
Aristophane : Une dent ? Unemâchoire vous voulez dire ! Lui qui a succédé à Périclés dans le cœur des Athéniens , plusieurs siècles plus tard cela me hérisse toujours. Je fus attaché au parti aristocratique, je me suis donc largement servit des libertés que me laissait l'état populaire pour attaquer les institutions et les chefs de file de la démocratie . Les cavaliers m'a permis de critiquer ouvertement Cléon, le tout puissantdémagogue.

Journaliste 1 : Revenons à vos début. Comment vous êtes vous fait connaître à Athènes ?

Aristophane : J'ai débuté le théâtre très jeune et j'ai été repéré par deux pièces qui malheureusement ont été perdu pendant ces nombreux siècles qui séparent l'antiquité au 21eme siècle : c'était les Banqueteurs et les Babyloniens .
J'ai écrit tout au long de ma carrière de nombreusespièces mais seulement 11 vous sont parvenues entières.

Journaliste 2 : Dont Les Nués qui vous a valu quelques problèmes ?

Aristophane : Ah ça oui. J'attaque Socrate, dont je jugeais son attitude contraire aux intérêts de l'État. Cette pièce m'a valut le ressentiment de Platon (il était le disciple de Socrate), Il m'a accusé d'avoir contribué à faire exécuter son maître en donnant publiquement...
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