Introduction : utopie

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  • Publié le : 2 juin 2011
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L'humanisme italien de la Renaissance est fortement influencé par le retour de la cité-état. L'organisation urbaine et la question de la " société idéale " devient l'un desprincipaux sujets de réflexion. Les villes médiévales aux ruelles tortueuses et incommodes apparaissent comme une forme dégénérée de la cité antique aux larges avenues rectilignes etaux perspectives majestueuses. Elles ne répondent plus aux exigences stratégiques et économiques de leur temps. Se pose aussi la question de l'organisation politique de la cité. Lethème du bon gouvernement10se décline chez les philosophes, les juristes, les artistes, notamment les architectes, comme Le Filarète, qui dans son traité d'architecture en 25volumes présente les plans de Sforzinda, une cité idéale.

Dans le Songe de Poliphile (1467), Francesco Colonna décrit une cité idéale sur l'île Cythérée. C'est aussi sur une îleque Thomas More situe son Utopia (1516). François Rabelais (L’abbaye de Thélème, 1534)11, Johann Eberlin von Günzburg, (Wolfaria, utopie protestante)12, Tommaso Campanella (La Citédu Soleil, rédigée en 1602) et Francis Bacon (La nouvelle Atlantide, 1627) imaginent eux aussi des sociétés idéales. Campanella est notamment très préoccupé par l'organisationd'un espace urbain qui épouse parfaitement l'organisation économique, sociale et politique de la cité.

La problématique de la cité idéale gagne également la sphère artistiquesous l'effet de la redécouverte du traité de Vitruve qui s'opère à l'extrême fin du Moyen-Age (De architectura, 1414) et des travaux de Leone Battista Alberti13.

Parallèlement,des juristes comme Jean Bodin (1529-1596)14, des philosophes comme James Harrington (1611-1677)15s'interrogent sur la structure juridique la plus favorable à préserver l'état idéal.
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