Introduction

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 2 (266 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 8 décembre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Le fait d'être convaincu (l'intensité subjective d'une conviction) montre sans doute qu'on n'arrive ni à douter ni à penser différemment -mais il ne prouve pas que l'on a raison de n'y pas arriver ! L'évidence ou la certitude sont des sentiments, des états mentaux de fait. « Lacertitude qu'il y a des certitudes de droit n'est jamais qu'une certitude de fait », conclut Marcel Conche 5, ajoutant que lorsque le philosophe« prétend parler des choses, il ne fait que parler de lui-même » : il ne dit pas ce qui est, mais ce qui lui apparaît avec le plus de force.Nul n'échappe à sa conscience, c'est-à-dire à son propre point de vue - toujours relatif ! Y a-t-il vraiment un sujet pensant ? Il y a certes dela pensée. Mais est-ce vraiment celle d'un sujet substantiel (le mot latin pour « sujet », subjectum, vient de subjacere, « se tenir sous »)? Le « je » (ego) cartésien est-il vraiment le sujet de la pensée ? Le sujet conscient n'est-il pas l'effet ou le produit de quelque chosed'autre, qui n'est pas conscient ? N'est-il pas une illusion perceptive... Pour l'empiriste David Hume, le sujet substantiel est une croyance,certes vive et forte, mais qui ne correspond à rien de réel (à rien dont on puisse faire l'expérience). C'est notre habitude de percevoir unflux incessant et très rapide d'impressions intérieures discontinues qui nous fait croire en la simplicité et en la stabilité d'un « moi ».
tracking img