Invention

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  • Publié le : 2 janvier 2011
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« Soeur Geneviève, si vous saviez, bien que nous sommes à la Nouvelle Orléans, comme cette église ressasse mes souvenirs avec Des Grieux. Il préparait des études ecclésiastiques, il venait deprononcer un discours à Saint Sulpice. Quand mon regard se posa sur lui, j'eus un frisson. Nous étions séparés depuis deux ans. Deux longues et interminables années sans sa présence, sans son amour, sans unepartie de moi. Si vous saviez comme je souffrais. L'amour me guida vers lui, je demanda à le voir, comme une femme qui ne peut exister sans amour. Je ne puis ressentir sa joie ou sa haine. Il était,je crois, indifférent à ma vue. Ou alors, stupéfait de me voir ainsi, deux ans après. Son visage pâle comme un linge me mis mal à l'aise. Je fus debout devant lui, son regard m'évita. Il était vraique je méritais sa haine, je l'avais trompé, je l'avais trompé, ma sœur. Ah ! Quelle perfide femme était-je ! Je souffre encore de ce moment. Je lui confia mon infidélité dans un embarras profond. Jepleurais, je souffrais, je mourais de honte. Mais, je lui fit réaliser qu'il n'avait jamais pris le soin de s'occuper de moi, ni de prendre de mes nouvelles, pendant deux ans. Il demeurait sans voix.Son visage blafard, blême ne bougeait pas. Je m'assis alors. Il resta debout, il ne s'enhardit pas à me regarder. Je vous avoue ma chère que je voulais point me justifier. J'ai honte de vous dire, nele répétez pas, car si quelqu'un autre que vous m'entend je serai offensée. Je vous confie ainsi mon dessein, dans ce parloir, deux ans auparavant, je voulais manipuler Des Grieux afin de leretrouver. Ne m'accusez pas de pécher, ma manipulation était affective, plutôt innocente. Je le voulais, avec moi. Il devait m'aimer, comme avant, lorsque nous nous sommes rencontrés. Je lui cria, en pleurant,en souffrant que je voulus m'éteindre comme un feu sans flamme s'il ne m'aimait plus. Son visage devint rouge, sur ses joues pleines venaient couler des larmes, son apathie s'estompa. Il proféra...
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