Investissement et demande

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  • Publié le : 12 décembre 2010
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CORRIGÉ – QSTP INVESTISSEMENT ET DEMANDE Après avoir montré que l'accroissement de la demande est une condition nécessaire à la reprise de l'investissement, vous expliquerez pourquoi cette condition n'est pas suffisante Travail préparatoire 1. Quand la consommation augmente, l'investissement augmente plus fortement. Inversement, lorsque la consommation ralentit, l'investissement ralentit, voirediminue. C'est le principe de l'accélérateur. Par exemple, en 2000, la consommation augmente de 2,5 % dans la zone euro, et l'investissement augmente de 5 %. L'année suivante, la croissance de la consommation a ralentit : elle n'est plus que de 2 %, et l'investissement diminue de près de 0,5 %. En 2002, la consommation augmente très peu (+ 0,5 %) et l'investissement quant à lui baisse fortement :-2,5 %. L'accélération de la croissance au cours des années suivantes (+2 % en 2004) s'accompagne d'une augmentation de l'investissement (+3 % en 2004). 2. Plusieurs conditions doivent être remplies pour que la hausse de la demande engendre l'investissement. D'abord, le taux d'utilisation des capacités de production doit être proche de 100 %. Si ce n'est pas le cas, les entreprises commencent paremployer le capital inutilisé pour répondre à la hausse de la demande. De plus, il faut que les gains de productivité ne soient pas trop importants : ils ne doivent pas être supérieurs à la hausse de la demande, car, sinon, l'entreprise peut satisfaire toute la demande supplémentaire sans augmenter son volume de capital. Enfin, la contrainte extérieure doit être faible, c'est à dire que la demandedoit se porter principalement sur les entreprises nationales et non étrangères. Dans le cas contraire, l'augmentation de la demande bénéficie aux entreprises étrangères, et n'engendre pas d'augmentation de l'investissement dans le pays. 3. En France, en 2001, l'EBE (qui équivaut au profit de l'entreprise) représente 39 % de la valeur ajoutée (la richesse créée) des entreprises. Autrement dit, en2001, sur 100 € de VA créée par les entreprises, 39 rémunèrent le capital. 4. On constate qu'en règle générale, lorsque le taux de marge augmente, l'investissement augmente lui aussi, et vice-versa. C'est le cas pendant les années 1980 et 1990. Données chiffrées. Cela s'explique par le fait que des profits importants facilitent le financement des investissements (épargne, donc autofinancement). Deplus, cela permet aux entreprises d'amortir plus rapidement les dépenses d'investissement : elles sont donc incitées à investir car la rentabilité de leur investissement est plus importante. [Cependant, la relation est à nuancer : début des années 2000, le taux de marge baisse légèrement alors que l'investissement repart à la hausse.] 5. Après 1993, on passe en France d'une politique monétairetrès restrictive qui avait pour objectif de juguler l'inflation, à une politique monétaire plus expansionniste. La Banque de France baisse donc ses taux directeurs, ce qui fait baisser les taux d'intérêt pratiqués par les banques commerciales. L'inflation se maintient à un niveau faible, donc les taux d'intérêt réels (= taux nominaux – taux d'inflation) ont tendance à diminuer. 6. Lorsque les tauxd'intérêt sont bas, l'investissement est stimulé. En effet, le coût de financement de l'investissement par emprunt bancaire est faible, la profitabilité (taux de rentabilité – taux d'intérêt réel) de l'investissement augmente. En revanche, lorsque les taux d'intérêt sont élevés, l'impact sur l'investissement est négatif. D'une part, le coût de l'investissement est plus élevé et certains projetsd'investissement ne seront plus rentables. D'autre part, le coût d'opportunité de l'investissement augmente : il est plus rémunérateur à court terme pour une entreprise de placer son épargne que de l'investir. Synthèse Il s'agissait d'analyser la situation économique française : l'investissement reste relativement faible, et n'a pas joué son rôle de moteur de la croissance. Les keynésiens et les...
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