Investissement

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Déterminants de l’attractivité pour l’IDE des pays de l’échantillon
Il existe une multitude de déterminants de l’IDE. Si la taille et le dynamisme du
marché constituent des conditions de base dans le choix d’un pays par les investisseurs
étrangers, il existe d’autres facteurs qui commandent la décision finale d’implantation dans un
pays qui satisfait déjà ces conditions. Il s’agit, enparticulier, des fondamentaux
macroéconomiques, des finances publiques, de la stratégie d’ouverture, de la dynamique de la
main-d’oeuvre, du système financier et du développement technologique.
L’analyse de l’ensemble de ces déterminants explique, en grande partie, le niveau des
flux entrants dans les pays de l'échantillon. Le tableau ci-après dresse les facteurs
d’attractivité pour les IDE, avecune évaluation des performances réalisées par chaque pays
par rapport aux niveaux atteints par l'ensemble des pays de l’échantillon. L’analyse de cette
grille permet ainsi de positionner le Maroc par rapport à cet échantillon de pays émergents et
de mettre en lumière les facteurs d’attractivité qui favorisent ou, au contraire, repoussent les
flux des IDE à destination du Maroc

2.2.1. Lesfondamentaux macroéconomiques
En la matière de stabilisation des grands agrégats macro-économiques, le Maroc a
réalisé des performances appréciables, ce qui permet, in fine, de donner aux entreprises, tant
domestiques qu’étrangères, une visibilité plus grande et d’améliorer leur confiance dans les
politiques économiques menées.
Ainsi, le déficit du compte courant de la balance des paiements afortement diminué en
pourcentage du PIB et ne représentait que 1,4% en 2000. Le Maroc a même enregistré un
compte courant excédentaire de 4,9% du PIB en 2001, grâce au dynamisme du secteur
touristique et des transferts des MRE. Cette évolution a favorisé une progression notable des
réserves de change et l’allègement de la dette extérieure.
Le poids de la dette extérieure a été ramené de 69%en 1995 à 43% du PIB en 2001.
Ce repli est imputable au respect du calendrier des remboursements de la dette extérieure du
Trésor, aux opérations de reconversion, en investissements, d’une partie des dettes contractées
avec la France, l’Espagne, l’Italie et le Koweï t ainsi qu’au remboursement par anticipation de
certaines dettes onéreuses.
Les finances publiques ont été relativementassainies. Le déficit budgétaire a été
ramené à 3% du PIB sur la période 1993-2001. Le taux d’inflation, plus faible au Maroc que
dans les pays de l’échantillon entre 1995 et 2001, n’a progressé que de 0,6% en 2001.
Cependant, en dépit du rétablissement de la crédibilité internationale de notre pays
qu’elle a favorisé, la stabilisation du cadre macro-économique reste fragile, ce qui estsusceptible de porter atteinte à la ca pacité d’attraction de notre pays pour les investissements
étrangers. En effet :
• Malgré l’importance des réformes structurelles entreprises par les pouvoirs publics pour
fixer les bases d’une croissance forte et durable, le rythme annuel moyen de progression
du PIB tendanciel est passé de 4,1% durant les années 80 à 2,9% au cours de la dernière
décennie. Lacroissance économique au Maroc reste insuffisante. Toutefois, l’économie
nationale a enregistré un taux de croissance de 3,8% l’an entre 1996 et 2001. Ce rythme
aurait pu être plus important, s’il n'avait pas été ralenti par la fréquence des sécheresses au
cours de cette période.
0% 1% 2% 3% 4% 5% 6%
Corée du Sud
Tunisie
Egypte
Chili
Pologne
Malaisie
Turquie
Maroc
Source : FMI/WEO,Avril 2002
Figure 6 : Taux de croissance annuel moyen du PIB
(1995-2001)
73,7%
13,7%
5,3%
5,2%
4,1%
3,6%
2,9%
2,3%
0% 20% 40% 60% 80%
Turquie
Pologne
Chilie
Egypte
Corée du Sud
Tunisie
Malaisie
Maroc
Figure 7 : Taux d'inflation moyens
(1995-2001)
Source : FMI/WEO, Avril 2002
13
• Le déficit budgétaire structurel (4,5% du PIB en 2001) reste important en raison du
caractère...
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