Ite cours l1s2

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L1S2: ITE

1. Plan du cours magistral
1. INTRODUCTION : L’ECONOMIE POLITIQUE CLASSIQUE 

1.1 « Une science de la richesse… » 
- Ce qu'on entend par richesse 
- Richesse et valeur 

1.2. « … et des rapports sociaux » 
- Les classes sociales 
- Production et répartition, deux mécanismes essentiels 

1.3. « … visant à déterminer les condition de l’accumulation capitaliste » 
-Reproduction et accumulation 
- Le capital comme avance 
- L'incidence de la répartition sur l'accumulation 



Deux thèmes principaux sont abordés en ITE :
-valeurs et répartitions (traités par David Ricardo et Karl Marx)
.division du travail chez Smith
.problème des débouchés à la production (loi de Say)

Plan du cours :
1) L’économie politique classique
2) Adam Smith et la division dutravail
3) Valeurs et répartitions chez David Ricardo
4) Loi de Say
5) Karl Marx et l’exploitation

Attention il y a deux préoccupations :
- Importance du contexte :
Les textes ayant été écrit à des époques différentes, les questionnements des auteurs ne correspondent pas forcement aux questions que nous nous posons car les préoccupations n’étaient pas les mêmes.
-Problème de l’observationparticipant :
L’économiste est lui-même partie prenante de son objet d’analyse car il est lui-même membre de la société. Contrairement aux scientifiques étudiant les sciences exactes (mathématiques, astronomie etc), il est problématique pour l’économiste d’être objectif. Il a souvent un apriori sur la société et cet apriori a une influence non négligeable sur la conclusion qu’il tire de celle-ci.Les conclusions ne sont jamais neutres. Même les sciences exactes ne sont pas immuniser contre les aprioris.

l’économie politique classique
Les principaux économistes classiques sont opposés.
Exemples:
Adam Smith et David Ricardo n’ont pas les mêmes définitions et avis sur l’analyse de la valeur et de la répartition. David Ricardo construit son analyse en contradiction avec Adam Smith.David Ricardo et Thomas Malthus sont en désaccord profond sur la quantité des crises de surproduction.

Il n’y a pas de courant classique au sens d’homogénéité. C’est Karl Marx dans une certaine mesure qui va contre cette homogénéité.
Définition
On peut dire de l’économie politique classique qu’elle est une science de la richesse et des rapports sociaux visant à déterminer les conditionsde l’accumulation capitaliste.

1) Une science de la richesse
Tous les classiques par leurs différentes analyses ont le même objectif : par quel moyen peut on accroitre la richesse de la nation c'est-à-dire la richesse de la société.
Adam Smith dans son ouvrage Enquête sur la nature et les causes de la richesse des Nations donne la définition suivante de l’économie politique :« L’économie politique se propose d’enrichir tout à la fois le peuple et le souverain. »

Qu’est ce que la richesse ?
Chez les classiques elle est matériel (réelle) et non monétaire. La richesse d’une nation consiste en l’abondance d’une marchandise utile et non dans les stocks des métaux précieux contenues dans les caisses de l’Etat. Ainsi Adam Smith écrit « tout Homme est riche ou pauvre selon l’étendu desnécessités, des commodités et des agréments de la vie humaine dont il peut jouir. »
Marchandises = besoins vitaux
Commodités = au delà du nécessaire
Agréments = consommation de luxe
Cette conception de la richesse constitue une rupture avec le point de vue mercantiliste car pour eux les métaux précieux sont la richesse de la nation et sont donc le symbole de la richesse de l’Etat.
Pour lesclassiques, la nation est riche lorsque les marchandises sont disponibles pour un maximum d’individus.
Chez les mercantilistes l’économie politique propose d’enrichir le souverain seul (=sciences du prince, ex : Louis 14 et sa cours)
Chez Adam Smith c’est le peuple qui est au centre de l’attention. Le peuple est au 1er plan et il est le symbole de la richesse de la nation.
Chez les...
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