Jacques le fataliste de diderot - commentaire épilogue : "et moi, je m'arrête [...] que je me suis tromper."

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  • Publié le : 17 mai 2011
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Situation du passage : Le maître de Jacques parvient au terme de son voyage, chez la nourrice de l’enfant dont il a dû bien malgré lui endosser la paternité. A peine a-t-il mis pied à terre qu’unhomme sort de la maison. C’est le Chevalier de Saint-Ouin, son rival heureux auprès d’Agathe et le véritable père de l’enfant. Un duel s’ensuit aussitôt. Le chevalier est tué. Le maître s’enfuit augalop. Jacques est, quant a lui, arrêté, jugé, jeté en prison. Diderot déclare terminer son récit ici.

Axes de lecture : Cet extrait constitue les premières lignes de l’épilogue qui retiennentl’attention du lecteur par leur aspect désinvolte, par leur portée parodique et par le fait qu’au lieu de clore l’œuvre, elles la laissent ouverte.

I – Un épilogue désinvolte
1 – Un récit sans dénouementLe récit s’achève presque comme il a commencé : par une référence aux amours de Jacques, dont le lecteur s’amuse et s’agace de ne pas vraiment les connaître après plus de trois cent pages. Comme si sesamours n’avaient été qu’un prétexte à une ample conversation sur tous les sujets, du plus léger au plus grave. Déçu dans son attente, le lecteur n’est pour autant guère surpris depuis le temps queDiderot lui promet l’histoire des amours de Jacques pour à chaque fois en reporter le récit. Tout se passe comme si l’œuvre ne devait jamais recevoir un dénouement.
2 – Les justifications de DiderotDiderot se justifie par deux arguments :
* Le premier relève d’une apparente vraisemblance : faignant, comme il le fait depuis le début, d’être non le romancier créateur de ses personnages, maisleur observateur et compagnon de route invisible, il assure avoir dit tout ce qu’il savait d’eux.
* Le second d’une apparente logique : Jacques n’a-t-il pas dit « cent fois qu’il était écritlà-haut qu’il ne finirait pas l’histoire » de ses amours ? Tout ce passe comme si le récit était lui aussi marqué par le fatalisme.

II – Un épilogue parodique
1 – Une satire des procédés à la mode...
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