Jacques le fataliste

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  • Publié le : 8 novembre 2012
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Éléments d'analyse afin d'aborder l'extrait de Jacques le fataliste et son maître de DIDEROT, (1773) |

Quel est le statut de Jacques, est-il un protagoniste ?

Introduction : Diderot (1713-1784), connu pour avoir supervisé, secondé par l'Alembert ; le projet des Lumières (l'Encyclopédie), il est aussi respecté pour ses innovations littéraires. Il révolutionnera le genre romanesque avecJacques le Fataliste où il donne à son lecteur l'occasion d'exercé son esprit critique. Critiqué par ses contemporains, Diderot est même emprisonné suite à sa Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient en 1749. A partir de là, l'auteur décide de garder certaines œuvres à titre posthume. Il conçoit dès 1760 ce que sera Jacques le Fataliste (en idée) et il rédigea l’œuvre en 1770 qui nesera pas publié immédiatement, il la fera paraître qu'en extrait dans la revue « La correspondance littéraire » entre 1778/1780. Il s'est probablement inspiré de Sterne : Tristan Shandy, il va posé comme Sterne un regard critique à la fois sur ce qui constitue le genre romanesque et sur l'imposture du fataliste. Cette œuvre Jacques le Fataliste ne sera découverte qu'après la mort de l'auteur, maisles lecteurs en ont une connaissance éclairé qu'à partir du début du XXème siècle.
L'extrait consiste en l'incipit de l’œuvre et donne d’emblée à l'auteur l'occasion de remettre en cause la plupart des conventions romanesques associé au début de roman. Plus encore, il va précocement détruire l'illusion romanesque et pervertit la notion même de personnage, c'est pourquoi nous nous efforcerons àdéterminer si Jacques possède les caractéristiques d'un protagoniste. En premier lieu nous nous demanderons pourquoi, malgré son statut de valet, Jacques est le protagoniste du roman tout en étant condamné à ne pas être un héros par son fatalisme. Ensuite nous nous focaliserons sur les pouvoirs tremblant du narrateur qui vient spolier Jacques de son statue de protagoniste.

I/ Malgré son statut deValet, Jacques est le protagoniste du roman mais son fatalisme le condamne à ne pas être un héros :

Jacques a tout d'un protagoniste :
la seule personne nommée dans le texte (Jacques) + 1er mot du titre suivi d'une périphrase qui le désigne
c'est lui qui s'exprime le plus longuement dans le texte
l'intrigue du roman porte sur les aventures amoureuses de Jacques puisquetout au long du texte la thématique « amour » figure :
- (l.20) « Je vois que je n'aurais été amoureux »
- (l.22) « Tu as été amoureux »
- (l.30) «  Jacques commença l'histoire de ses amours »
↘ locution verbale + verbe de narration
- (l. 33) «  Le récit des amours de Jacques »

Un apparent renversement de l'ordre socialdans le dialogue :
4 modalités interrogatives
Dans la prise de parole de l'un et de l'autre « je » dans la bouche de Jacques domine , « tu » dans la bouche du Maître domine.
Le maître reprend tout au partie du propos précédent sa réplique : le maître est le faire-valoir de Jacques
« commence toujours » : invitation à l'impératif du maître qui pourrait paraître comme unordre
(l.35-36) : « le maître...tombant à grands coups de fouet sur son valet » retournement de situation, retour à la réalité sociale.

Jacques, fataliste ne maîtrise rien de son existence, de ce fait, il ne peut pas être un héros :
Jacques est influençable car il doit son fatalisme à son capitaine.

Le narrateur, ici, retranscrit : « Jacques disait que son capitaine disaitque » (l.4) Jacques ne fait que répéter les convictions de son capitaine → il est atteint de psittacisme : répétition de mots et de phrase
(l.20) : métaphore (les chaînons d'une gourmette), pour exposer au maître ce qu'est le fatalisme qui est une métaphore triviale, de ce fait elle dénature le fatalisme
la question qui se trouve (l.31) est une question rhétorique double et qui trahie...
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