Je est un autre

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  • Publié le : 1 mai 2011
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Je est un autre

La citation d’Arthur Rimbaud « je est un autre » est en elle-même un paradoxe. Elle renvoie à une personne dans son individualité pour ensuite affirmer que «  je » est autrui. Il confond ces deux termes, qui par définition sont distingués. L’utilisation de « est » au lieu de « suis »  produit un effet d’altérité et présupposedonc une certaine relation, or Rimbaud supprime celle-ci et identifie « je »  à autrui.
Cette formule pousse à découvrir l'essence de notre identité et définir ce que réellement représente « je ». Tout d’abord, il apparait comme un sujet pensant, responsable de ses action. Mais peut-on considérer un changement de cette entité, surtout dans sonrapport à autrui ? Comment peut-on expliquer le dédoublement de l’individu, illustré ici par la citation de Rimbaud ?
Il conviendra de voir dans une première partie pourquoi le « je » se pense-t-il d’abord comme un « je » qui n’est pas un autre, puis dans une deuxième en quel sens on peut dire qu’il y a altérité dans notre subjectivité, pourfinir sur la structure interne de la personnalité.
D’un point de vue social, on est obligé de postuler une identité qui nous représente. On a besoin d’une identité qui nous présente au monde extérieur et qui peut répondre devant les lois, qui relèvent non seulement de la législation, mais aussi de la morale. On ne peut pas avoir des droits et desdevoirs autant que citoyen ou avoir des responsabilités morales si le sujet ne s’identifie pas autant que « je ».
Locke met en rapport la notion de personne avec celles de conscience et d’identité personnelle. Selon lui, c’est la conscience qui fonde l’identité personnelle, la personne elle-même. Cela suppose donc qu’il n’y a rien de caché au-delàdes apparences, comme par exemple une âme, qui unifierait tout les changements au cours de notre vie. C’est donc la conscience et sa réflexivité, qui fait l’identité de soi et non la stabilité d’un être ou d’une chose qui pense.
Descartes s’engage dans une quête de l’ « indubitable » pour atteindre la vérité. A l’inverse de Locke, il met endoute les sens, qui ne sont que des illusions de la perception, le raisonnement et même l’état de veille. Or pour douter, il faut « être » . Il est nécessaire que le « moi » qui doute, est quelque chose. C’est donc l’existence de ce « moi » qui est indubitable – je pense donc je suis. Le « je pense » devient le point de départ de la philosophie de Descartes, il évalue la connaissance par rapport ausujet pensant. Le dualisme de Descartes soutient que la réalité humaine est double et que l’âme et le corps sont deux réalités irréductibles. « Je » peux nier la réalité matérielle, mais « je » demeure. Plus « je » doute de l’existence matérielle, plus l’évidence sur son existence se pose. L’âme est une réalité immatérielle et c’est par elle que nous pensons, et non par le corps.Le « cogido » établit donc l’existence du « je » autant qu’identité propre à chacun, mais une conscience de soi n’implique-t-elle pas une certaine relation à autrui ?

Pour se connaitre, il faut passer par autrui, c’est un médiateur indispensable entre moi et moi-même. Le sujet prend conscience de soi-même,comme quelqu’un existant par les autres, la réflexion en soi implique une relation à autrui. De plus, on n’est pas créer de façon déterminée, c’est à nous de décider qui on est. L’homme n’est pas créer avec telle ou telle caractéristique, il va « se choisir »  à travers ses actes et il va se développé par imitation à autrui. Il n’y a pas d’originalité du « je », ce n’est qu’un ensemble de qualités...
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