Jean dubuffet : l'art

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  • Publié le : 11 mai 2010
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« Cette idée que notre monde serait constitué pour la plus grande part d’objets laids et d’endroits laids, tandis que les objets et endroits doués de beauté seraient des plus rares et difficiles à rencontrer, je n’arrive pas à la trouver très excitante. Il me semble que l’Occident, à perdre cette idée, ne ferait pas une grande perte. S’il prenait conscience que n’importe quel objet du monde estapte à constituer pour quiconque une base de fascination et d’illumination, il ferait là une meilleure prise. Cette idée-là, je pense, enrichirait plus la vie que l’idée grecque de la beauté. »
L’homme du commun à l’ouvrage, Jean Dubuffet.

L’art séduit l’homme depuis la préhistoire. Il y a déjà plus de 300'000 ans que l’homme peint, sculpte, grave, bref que l’homme est un artiste. L’art abeaucoup évolué jusqu’à aujourd’hui. Il a été entre autre « réglementé ». Jean Dubuffet (1901-1985) affirme qu’un artiste doit, selon la société occidentale actuelle, avoir suivit des hautes écoles d’art afin d’avoir les compétences pour suivre une méthode artistique bien précise qui rendra son œuvre belle. Car, d’après les occidentaux, la beauté réside dans des normes esthétiques convenues. Elle estainsi très « rare et difficile à rencontrer ». L’Occident, d’après Dubuffet, n’a pas encore compris que la beauté est subjective et qu’elle ne réside pas uniquement dans certaines normes esthétiques et que n’importe quoi peut devenir source de beauté pour quelqu’un. C’est pour cela que Jean Dubuffet a affirmé : «Cette idée que notre monde serait constitué pour la plus grande part d’objets laids etd’endroits laids, tandis que les objets et endroits doués de beauté seraient des plus rares et difficiles à rencontrer, je n’arrive pas à la trouver très excitante. Il me semble que l’Occident, à perdre cette idée, ne ferait pas une grande perte. S’il prenait conscience que n’importe quel objet du monde est apte à constituer pour quiconque une base de fascination et d’illumination, il ferait làune meilleure prise. Cette idée-là, je pense, enrichirait plus la vie que l’idée grecque de la beauté ».
Mais l’occident a-t-il vraiment cette vision restrainte de l’art ? La beauté est-elle, chez nous, vraiment cloitrée entre des normes esthétiques fixées ?

Jusqu’au 17ème siècle, l’art était associé à la technique. La première définition du mot «art» selon le dictionnaire occidental «Mediadico » est la suivante : Manière de faire une chose selon une méthode, selon des procédés. Nous pouvons donc bien voir que, selon le dictionnaire, l’art et la beauté qui y est issue est bien restreinte à une méthode précise ou à des procédés stricts.
La beauté n’a donc pas la possibilité de s’envoler au gré des goûts de chacun. Il doit rester bien sur terre, dans cette prison aux normes esthétiquesconvenues par quelques personnes. Ces normes sont censées rendre les œuvres des artistes des œuvres dotées de beautés. Elles doivent être un miroir à la réalité de notre monde.
Ce fait montre que la beauté occidentale est arrêtée au physique des choses, sans passer par l’intérieur des choses. Elle s’arrête à l’enveloppe corporelle en oubliant que cette enveloppe possède une lettre, l’âme. Sanscette lettre, l’enveloppe n’aurait aucune raison d’exister. C’est elle qui lui donne son aspect physique ; Une enveloppe banale, blanche, dont l’adresse est dénigrement écrite à l’ordinateur pour une facture, tandis qu’une belle lettre d’amour aura une enveloppe soignée, d’un ton légèrement rosé, avec une adresse écrite consciencieusement à la main, dans laquelle on retrouverait toute latendresse de l’auteur dans chacune des courbes des mots.
C’est donc bien l’âme, l’essence des choses qui donnent la beauté physique. L’art ne devrait pas nous éloigner de cette essence des choses, mais plutôt nous y rapprocher, nous y rendre sensible.
C’est d’ailleurs le but de l’art non figuratif : mettre ce qui n’est pas visible sur une toile. Tâche difficile, et, il faut l’avouer, un brin...
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